Semaine nationale des véhicules électriques: une implication sans réserve pour Christine Beaulieu

François Houde
François Houde
Le Nouvelliste
Trois-Rivières – Nous sommes présentement, et jusqu’au 25 octobre, en pleine Semaine nationale du véhicule électrique et l’organisme Roulons électrique a choisi la comédienne d’origine trifluvienne Christine Beaulieu comme porte-parole.

Un choix évident, pourrait-on rajouter. Non seulement jouit-elle d’une popularité exceptionnelle en tant que comédienne, mais on connaît la ferveur de son implication dans diverses causes sociales dont celles liées à l’environnement. Elle a même poussé son adhésion à la cause du transport électrique en l’incluant dans sa pratique artistique dans le cadre de sa pièce J’aime Hydro; elle y raconte sa virée dans le nord québécois avec sa voiture mue grâce à l’électricité. Autrement dit, les responsables de la Semaine nationale du véhicule électrique n’ont pas eu à se casser la tête bien longtemps pour fixer sur elle un choix qui s’imposait par lui-même.

La comédienne semble avoir abordé la responsabilité avec la même volontaire attitude que celle démontrée pour écrire J’aime Hydro : elle a fait ses recherches. «Il y a beaucoup de questions auxquelles il faut encore répondre concernant les véhicules électriques et j’avoue que j’avais moi-même certains doutes quand on m’a parlé du projet. J’ai discuté longuement avec plusieurs spécialistes de la question notamment chez Équiterre. Je suis convaincue aujourd’hui que ce n’est pas LA solution à la crise climatique mais que c’est assurément une solution parmi d’autres.»

La comédienne d’origine et de coeur Christine Beaulieu est la porte-parole de la Semaine nationale des véhicules électriques.

«Un tas de gens marchent, se déplacent à vélo, dans les transports en commun ou font du covoiturage et c’est parfait ainsi. L’idée, c’est davantage de m’adresser à ceux qui sont sur le point de changer de véhicule pour les convaincre de la pertinence d’acheter un véhicule électrique. Malgré tout ce qu’on sait de leur impact carbone, on constate une hausse importante des ventes de véhicules utilitaires sport. Ça indique que les gens sont prêts à payer cher pour un véhicule. C’est bon de leur faire savoir que pour le même prix, ils peuvent trouver des véhicules électriques fiables et spacieux qui se déclinent dans de nombreux modèles différents.»

Les vertus de ce choix sont évidentes mais ce qu’on découvre quand on s’y arrête le moindrement, c’est que plusieurs idées préconçues négatives sur les véhicules électriques ne sont plus vraies aujourd’hui. Le réseau des bornes de recharge se développe à un rythme accéléré, de nouvelles technologies, québécoises notamment, se développent pour se brancher même quand on habite dans un immeuble à condos et les capacités des batteries augmentent constamment avec plusieurs modèles offrant plus de 400 km d’autonomie.

Les doutes quant à la valeur environnementale, tous comptes faits, tendent aussi à s’effacer. «Quand on fait le calcul depuis la construction jusqu’à la fin de la vie utile du véhicule, l’empreinte environnementale est très nettement moindre que pour un véhicule à essence. J’ai visité une entreprise à Anjou qui se consacre au recyclage des batteries. On peut refaire une batterie neuve à partir des composantes d’une usagée. Plus il y aura de batteries en circulation, plus on pourra les recycler à l’infini. Ça devient extrêmement intéressant. Une énorme industrie se développe autour de la voiture électrique et elle est très profitable économiquement.»

«Par ailleurs, poursuit l’intarissable porte-parole, compte tenu des quantités d’électricité propre et renouvelable disponibles au Québec, l’utilisation d’un véhicule électrique est encore plus significative pour l’environnement. Il appert que si on veut diminuer notre empreinte écologique globale, il faut s’attaquer au transport parce que c’est aujourd’hui le principal facteur qui influe.»

Elle qui conduit un véhicule électrique depuis 2016 connaît par expérience les avantages inhérents à sa conduite. «Je ne retournerais jamais à un véhicule à essence et tous ceux que je connais qui conduisent électrique sont comme moi. Plus besoin d’arrêter à la station d’essence, pas de changements d’huile, des performances exceptionnelles, au départ particulièrement, l’absence de bruit, etc. C’est sans compter une certaine fierté qu’on ressent à savoir qu’on ne pollue pas.»

«En 2016, quand je me suis rendue à La Romaine avec ma voiture électrique, c’était toute une aventure. Depuis, le réseau de bornes de recharge s’est tellement développé et ça s’accélère constamment. Quand je vais à Trois-Rivières, par exemple, on en trouve désormais à Maskinongé, Berthier, Yamachiche. De plus en plus d’entreprises ont installé des bornes de recharge dans le stationnement des employés. De toute façon, l’autonomie des véhicules répond amplement aux besoins quotidiens de l’immense majorité des gens.»

Chauvine comme on la connaît, on ne s’étonne pas qu’elle recommande chaudement un concessionnaire trifluvien. «Il faut absolument que tu dises aux gens que ça intéresse d’aller chez Véhicules électriques Simon André. C’est là que j’envoie tous les mes amis, même ceux de Montréal. Ce sont des geeks de l’auto électrique et comme ils vendent des voitures électriques usagées de toutes sortes de modèles, ils offrent une variété complète. Ils sont formidables.»

Par ailleurs, les simples curieux ont tout intérêt à visiter le site roulonselectrique.ca qui offre notamment un outil de sélection de modèles sur le marché en fonction des besoins particuliers de chaque individu. «Le site suggère des modèles mais ça inclut aussi des hybrides rechargeables qui sont aussi une excellente option. Le choix ne manque pas.»