Trois-Rivières se dotera bientôt d’un plan d’intervention en sécurité routière.
Trois-Rivières se dotera bientôt d’un plan d’intervention en sécurité routière.

Sécurité routière: Trois-Rivières commande un plan d’intervention

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le conseil municipal de Trois-Rivières a octroyé, mardi soir, un contrat afin d’élaborer un plan d’intervention en sécurité routière. Ce plan, qui s’inscrit dans le cadre du Plan d’intervention de sécurité routière en milieu municipal du ministère des Transports, permettra d’établir des priorités dans les interventions à mener en sécurité routière sur le territoire dans les prochaines années.

On savait déjà, depuis la campagne électorale à la mairie, que le maire Jean Lamarche souhaitait se détacher de l’étiquette Vision zéro, votée il y a un an par le conseil municipal, et privilégiait désormais des mesures ciblées à des problèmes identifiés en sécurité routière. Ce plan d’intervention s’inscrit ainsi directement en ligne avec ce dont il parlait durant la campagne électorale, a-t-il mentionné mardi soir.

On se souviendra qu’au terme des consultations publiques menées sur Vision zéro, en février dernier, le conseil municipal avait identifié dix grands axes d’intervention pour mener ses réflexions sur les mesures à adopter en sécurité routière.

Le conseil rejetait du même coup l’idée d’imposer mur à mur l’abaissement de la limite de vitesse à 40 km/h sur les rues locales et collectrices, préférant fonctionner par projet-pilote dans les quartiers qui en feraient la demande.

Mardi soir, la conseillère municipale Mariannick Mercure a pris la parole lors de l’adoption de ce point afin de souligner le grand pas qui se faisait, selon elle, avec l’élaboration de ce plan en sécurité routière.

«Aujourd’hui, avec cette résolution, on fait un autre grand pas concret en commandant une étude d’ingénierie systémique qui nous permettra d’intégrer ces bonnes pratiques aux réfections et aux chantiers à venir. La majeure partie de cette étude ainsi que la concrétisation des projets qui y seront ciblés seront financés par le ministère des Transports, qui a récemment adopté une politique de mobilité durable dans laquelle il vise à instaurer l’approche systémique comme stratégie de référence en sécurité routière au Québec. J’ai envie de nous dire bravo d’avoir tenu bon dans ce dossier, et merci au gouvernement du Québec pour son soutien», a-t-elle déclaré.

Le contrat de services professionnels afin d’élaborer un plan d’intervention de sécurité routière coûtera à la Ville 228 026,47 $ dont une grande partie sera remboursée par le ministère des Transports.