La police de Trois-Rivières et les clubs de motoneige Armony et du comté de Champlain ont intercepté et contrôlé plus de 150 motoneigistes, samedi, dans le secteur de Sainte-Marthe-du-Cap.
La police de Trois-Rivières et les clubs de motoneige Armony et du comté de Champlain ont intercepté et contrôlé plus de 150 motoneigistes, samedi, dans le secteur de Sainte-Marthe-du-Cap.

Sécurité à motoneige: la police de Trois-Rivières et deux clubs unissent leurs forces

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Des bénévoles de deux clubs de motoneige et des policiers de la Ville de Trois-Rivières ont mené une opération de vérification et de sensibilisation auprès des motoneigistes, toute la journée, samedi.

De 10h à 16h, bénévoles et agents de la paix ont intercepté les motoneigistes qui circulaient sur la piste qui croise la route Bradley, dans le secteur de Sainte-Marthe-du-Cap. Selon François Massicotte, du Club de motoneige du comté de Champlain, plus de 150 motoneigistes ont été interceptés et contrôlés entre 10h et 14h30.

«On vérifie leur permis, l'immatriculation, le droit d'accès, si leur casque est bien attaché, les miroirs et la plaque. Ça a aussi permis d'intercepter des gens qui circulaient hors piste ou avec une ''tune pipe'' (pot d'échappement modifié)», résume-t-il.

Des représentants du Club de motoneige Armony étaient également présents, même si cette opération se déroulait en dehors des sentiers dont ils s'occupent, à l'est de Trois-Rivières et dans la MRC de Maskinongé. Il s'agit de la première fois que des membres des deux clubs participent à une opération semblable, selon leurs représentants respectifs.

«C'est la police de Trois-Rivières qui a organisé tout ça. Normalement, on fait nos opérations chacun de notre côté, mais là, on nous a approchés pour qu'on participe avec le club du comté de Champlain», explique Patrick Lampron, directeur du Club Armony à Trois-Rivières.

Cette opération survient deux semaines après une autre menée par la Sûreté du Québec et la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), à Shawinigan. Par ailleurs, rappelons que trois motoneigistes ont perdu la vie dans des accidents depuis le début de l'année dans la région.

«C'est sûr que ça nous a incités à agir. On a parlé de ces accidents avec les motoneigistes. D'ailleurs, la plupart d'entre eux étaient contents de nous voir, sauf ceux qui avaient quelque chose à se reprocher, bien sûr», raconte François Massicotte.

Patrick Lampron rappelle cependant que les accidents en motoneige surviennent fréquemment lorsque les gens circulent en dehors des sentiers aménagés par les clubs.

«Malheureusement, on ne peut pas être derrière chacun d'entre eux», souligne-t-il.

Depuis le début de la saison de motoneige, une quinzaine de personnes ont perdu la vie dans un accident de motoneige. Selon la Sûreté du Québec, la vitesse, la conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool ou la drogue, l'omission de porter un casque et le non-respect de la signalisation sont les principaux facteurs qui causent ces accidents.