Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, a profité de la rentrée pour faire le point sur les projets à venir.

«Se donner le droit de rêver»: le recteur de l’UQTR vers un nouveau plan stratégique 2020-2025

Trois-Rivières — «Il faut se donner le droit de rêver. Et l’UQTR est un moteur que nous devons faire tourner à plein régime au bénéfice de la région».

Voilà ce que le recteur Daniel McMahon a voulu lancer comme message de rentrée, jeudi, alors que son institution se lancera bientôt dans la préparation d’un nouveau plan stratégique 2020-2025. Et le retour prochain à l’équilibre budgétaire l’amène à oser de nouvelles propositions, dont celle de faire de Trois-Rivières une véritable ville universitaire, au même titre que Sherbrooke, Chicoutimi et Rimouski, avec ses 462 professeurs et 700 chargés de cours. Surtout avec un nouveau maire qui est un gradué de l’UQTR, fait-il remarquer.

«Avec une dernière année en déficit, ça va nous permettre ensuite d’avoir les mains libres et d’être ambitieux, d’où une consultation qui aura lieu de la mi-octobre à la mi-mars, alors que la moitié de nos professeurs ont moins de 11 ans d’expérience», a-t-il indiqué en point de presse, tout en dressant un bilan positif de la dernière année, entre autres, en termes de fonds de recherche.

D’ailleurs, celui-ci était fier d’annoncer que le nombre d’étudiants de deuxième et troisième cycle est en hausse de 40 % tandis que l’ensemble de la 51e cohorte, dont les deux tiers viennent de l’extérieur de la Mauricie et du Centre-du-Québec, devrait connaître aussi une bonne augmentation. Les chiffres précis ne seront toutefois dévoilés qu’après le 19 septembre prochain, date limite pour annuler son inscription avec remboursement.

En ce qui concerne la piscine du Centre de l’activité physique et sportive, on en est à l’étape des plans et devis, dit-il, et l’installation sera complètement mise à jour en raison de la détérioration du béton sur les quatre côtés. Un appel d’offres sera lancé au cours de l’automne pour en faire, à terme, un équipement «le plus à neuf», sans pouvoir s’avancer davantage sur l’échéancier.

Sur le campus, on est à préparer les futurs carrefours giratoires en plus de procéder à des travaux de réfection du terrain de soccer et de la piste d’athlétisme, avec des nouveaux gradins «sans écharde», s’est-il plu à souligner. Et les huit corridors de la piste permettront d’accueillir des événements majeurs.

Par ailleurs, celui-ci est visiblement emballé par les fameuses zones d’innovation, un projet mené par le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel. Déjà, l’UQTR collabore en ce sens avec Trois-Rivières et Bécancour et, bientôt, Shawinigan. Il entend ainsi mettre à contribution les équipes et les instituts de recherche autour d’un fil conducteur qui s’appelle le développement durable. «Dans l’embauche de nos professeurs, on a anticipé ces projets-là», a-t-il fait savoir.

En ce qui concerne cette histoire de marchandage de vignettes de stationnement, M. McMahon prévient les fautifs d’éventuelles sanctions. «Mais il y a de moins en moins d’autos sur le stationnement et on n’a plus besoin du stationnement alternatif», affirme celui qui encourage les étudiants à recourir au covoiturage ou au transport en commun.

Plan audacieux pour la formation à distance, révision de la politique de sécurité sur l’information, déploiement de pôles régionaux et renouvellement de conventions collectives pour les professionnels et les employés de soutien: voilà quelques exemples de dossiers qui vont marquer la prochaine année.

«Et notre futur programme de doctorat du loisir en est à sa dernière étape d’approbation», a-t-il conclu.