De gauche à droite: Pierre Laliberté, directeur général du CFP Bel-Avenir, Claude Lessard, président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et Carole Grant, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec.
De gauche à droite: Pierre Laliberté, directeur général du CFP Bel-Avenir, Claude Lessard, président de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et Carole Grant, présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec.

Sciences infirmières: une nouvelle salle de simulation au CFP Bel-Avenir

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Prise de sang, installation d’une sonde urinaire, installation d’un soluté ou d’un tube nasogastrique. Il vaut peut-être mieux pratiquer ces techniques sur un mannequin plutôt que sur un brave volontaire. Les étudiantes et étudiants en sciences infirmières auxiliaires du Centre professionnel Bel-Avenir de Trois-Rivières ont bien de la chance, car ils disposent désormais de mannequins et d’une salle de simulation pour faire ces apprentissages.

Pierre Laliberté, directeur du CFP Bel-Avenir indique que le nouveau centre de simulation a été largement inspiré de celui que le Cégep de Shawinigan a construit pour ses cohortes en sciences infirmières. Celui de Bel-Avenir serait en ce moment le seul au Québec parmi les centres de formation professionnelle à en posséder un.

Le local de simulation, la salle de débreffage adjacente et la salle de contrôle à miroir unidirectionnel dont ses servent les enseignants pour enregistrer et évaluer les actions posées par les étudiantes et étudiants ont nécessité un investissement de 100 000 $, dont plus de 35 000 $ pour un seul mannequin capable de reproduire de nombreuses fonctions physiologiques humaines, dont les signes vitaux, l’hémodynamie, les mouvements respiratoires, le clignement des yeux, les bruits respiratoires et cardiaques normaux et anormaux audibles à l’auscultation. On peut même lui installer un soluté, un tube nasogastrique et une sonde urinaire avec fluide.

La présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec, Carole Grant, était présente au dévoilement de la nouvelle salle de simulation. Elle indique que l’Ordre accueille cette nouveauté «avec enthousiasme et nous saluons cette initiative», dit-elle. «L’Ordre ne peut qu’applaudir cette annonce qui facilitera l’intégration de ces futures professionnelles dans leur milieu de travail où elles pourront jouer leur rôle essentiel au sein de l’équipe interdisciplinaire», dit-elle.

Derrière ce miroir unidirectionnel, les enseignants peuvent observer et enregistrer les moindres faits et gestes des étudiantes dans la salle de simulation et animer à distance le mannequin.

«Il y a quelques années, on avait vu les installations, au Cégep de Shawinigan et on avait trouvé ça tellement magnifique, extraordinaire comme complément de formation qu’on a décidé de planifier le projet», raconte M. Laliberté.

«Ici, on va pouvoir mettre les étudiantes en situation réelle. Tout ce qui se passe ici est vu dans une classe, sur un tableau blanc interactif», explique-t-il. Par la suite, les étudiantes sont réunies pour un débreffage qui contribuera à leur apprentissage.

Le directeur «ose espérer que ce qu’on peut offrir ici peut être de nature à attirer une clientèle supplémentaire». Selon lui, grâce à cette nouveauté, la formation «va être plus complète».

Le CFP Bel-Avenir compte trois cohortes, présentement, chez les aspirantes auxiliaires. Le directeur précise que le centre a de la place pour accueillir encore plus d’étudiantes dans ce domaine. «On pourrait en former plus», assure-t-il.

Stéphanie Despins, directrice adjointe soutien et développement des pratiques professionnelles en soins infirmiers et d’assistance et de la prévention des infections au CIUSSS-MCQ indique que plus de 80 % des finissantes de ce programme oeuvrent au CIUSSS-MCQ. Certaines y travaillent même en cours de formation. «On voit ça de façon très positive, l’arrivée d’un centre de simulation.»

«Ça leur permet de faire ces erreurs-là et d’apprendre de ces situations-là qui arrivent. C’est très positif pour favoriser la transition», fait-elle valoir. «Avec cette technologie-là, je pense qu’il y a des gens qui vont choisir de venir ici.»