Le 16 octobre 2018, Élyse Ménard, alors responsable de la Division permis, urbanisme et environnement et Michel Angers, maire de Shawinigan, donnaient les grandes lignes du nouveau schéma d’aménagement et de développement durable de la ville. Après un an de corrections et d’ajustements, l’important document est soumis à nouveau au ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.

Schéma d’aménagement et de développement durable à Shawinigan: adoption du règlement, prise deux

Shawinigan — Un an après avoir annoncé l’adoption de son schéma d’aménagement et de développement durable, le conseil municipal de Shawinigan a récidivé en assemblée extraordinaire, lundi. Au cours des derniers mois, l’administration municipale s’est affairée à répondre aux réserves émises par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation sur la première version de cet important document d’orientation.

Le 16 octobre 2018, la Ville de Shawinigan convoquait les médias pour expliquer les grandes lignes de ce nouveau schéma. Or, dans les 120 jours qui ont suivi, le ministère a émis des commentaires et objections sur ce document. Après un an de travail, un nouveau schéma révisé a été adopté un peu plus discrètement lundi soir, en assemblée extraordinaire. Le gouvernement dispose encore d’un délai de 120 jours pour donner son avis de conformité avec ses orientations.

Le Service de l’aménagement du territoire s’astreint à ce travail de moine depuis maintenant cinq ans. Ce schéma est considéré comme un outil essentiel en planification territoriale, en conservation et en mise en valeur des ressources et en protection des milieux naturels jusqu’en 2030. «Le gouvernement nous renvoie, nous pose des questions, demande des modifications», énumère le maire, Michel Angers. «Plusieurs personnes y ont travaillé. C’est un processus de consultation assez long et nous ne sommes pas autonomes là-dedans. Des fonctionnaires travaillent à temps plein pour vérifier tout ça et nous revenir avec des questions. Ça ne finit plus. C’est immense, comme travail.»

Il s’agit, en fait, du premier exercice de planification territoriale à Shawinigan depuis la fusion, en 2002. Depuis 1989, l’administration municipale s’appuyait sur le schéma d’aménagement de l’ancienne MRC du Centre-de-la-Mauricie.

Le fait saillant de cette nouvelle orientation porte sur la volonté de contrer l’étalement urbain, en réduisant la superficie de développement. En fait, la surface disponible à l’intérieur du périmètre urbain reconnu excède les besoins identifiés pour les quinze prochaines années.

«Nous avons mieux défini notre périmètre d’urbanisation», résume Yves Vincent, directeur général de la Ville. «Les orientations du conseil consistent à vraiment concentrer les investissements dans ce périmètre plutôt qu’être un peu éparses. Quand c’était le schéma de la MRC, tout le monde avait son petit périmètre urbain!»

«Beaucoup de choses ont changé au cours des 20 dernières années», ajoute M. Angers. «On n’a qu’à penser aux orientations de la ville. Nous avons mis ce document au goût du jour.»

Outre une gestion plus contemporaine du périmètre urbain et l’établissement de nouvelles zones de réserve, le schéma identifie des zones de contraintes relatives aux glissements de terrain. Des travaux de forage ont été réalisés par le ministère de la Sécurité publique, permettant la production d’une nouvelle cartographie. La Ville de Shawinigan doit ainsi utiliser ce nouveau cadre dans sa planification d’aménagement dans les zones exposées aux glissements de terrain.

Le nouveau schéma précise également les cotes de récurrence 20 ans et 100 ans des zones inondables de certains quartiers. Il révise les cotes applicables le long de la rivière Saint-Maurice, entre la chute Grand-Mère et le rapide des Hêtres.

Si le gouvernement du Québec ne trouve plus rien à y redire, le schéma d’aménagement et de développement durable de la Ville de Shawinigan entrera finalement en vigueur au printemps.