Des journalistes ont participé à un atelier d’initiation à la criminalistique.

Scène de «crime» à l'UQTR

TROIS-RIVIÈRES — Mercredi 14 novembre 2018, les policiers sont appelés à l’Université du Québec à Trois-Rivières à la suite de la découverte du corps inanimé d’une femme. À première vue, cette mort suspecte serait le résultat d’un geste volontaire, mais les observations des enquêteurs permettent d’envisager qu’il s’agirait plutôt d’un meurtre camouflé...

Des spécialistes en criminalistique sont alors dépêchés sur les lieux afin recueillir des indices qui permettront de résoudre cette nébuleuse histoire. Petit détail, les membres de l’escouade CSI – UQTR sont des représentants des médias régionaux qui avaient été invités à participer à un atelier d’initiation à la criminalistique mis sur pied par le laboratoire de recherche en criminalistique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).

Pendant une heure, les journalistes ont donc eu un petit aperçu du travail du forensicien sur une scène de crime ainsi qu’en laboratoire. Gantés et vêtus d’un sarrau blanc, ils ont été appelés à relever des traces, des empreintes et des indices ainsi qu’à les analyser et les interpréter en laboratoire et en chambre noire. Leurs découvertes et leur travail devraient fort probablement permettre aux enquêteurs de confirmer qu’il s’agit d’un meurtre et de cibler un suspect...

Cet exercice constitue en quelque sorte un condensé des quatre ateliers offerts dans le cadre du laboratoire public de La Loupe, une initiative sous la responsabilité de Liv Cadola, auxiliaire de recherche et chargée de cours au Département de chimie, biochimie et physique de l’UQTR.

L’analyse en laboratoire des éléments de preuve occupe une grande place dans la tâche du forensicien.

Les ateliers destinés au public durent entre deux heures et demie et trois heures et sont animés par des étudiants en chimie – profil criminalistique. Ils sont intitulés Scène de crime, Traces digitales et traces de semelles, Documents, fibres et cheveux ainsi que Sang, ADN et stupéfiants.

«L’objectif de La Loupe est double. Il consiste d’abord à favoriser les rencontres entre l’université et la société en offrant à la population une immersion dans le travail des enquêteurs en scène de crime et des techniciens de laboratoire. Il permet également aux étudiants d’apprendre à vulgariser la criminalistique», explique Mme Cadola.

La création de La Loupe constitue la suite logique du camp estival pour les jeunes CSI-UQTR qui a été offert en 2015, 2016 et 2017 et deux activités destinées aux adultes et qui avaient connu un franc succès.

En plus des activités offertes au grand public, les responsables de La Loupe en ont également développé spécialement pour les groupes scolaires. Les jeunes pourront donc s’initier à l’aspect scientifique de l’enquête criminelle. Par ailleurs, ces activités peuvent se tenir à l’UQTR ou dans les locaux d’une école. D’autres ateliers s’adressent spécifiquement aux professionnels de l’enseignement désireux d’obtenir des exemples d’activités et les outils pour les donner dans le cadre de leurs cours.

Il est possible d’obtenir plus d’informations et de réserver une place unique ou en groupe en se rendant sur le site www.uqtr.ca/laloupe.