La guignolée du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières a permis d'amasser plus de 54 000 $.

Un front froid de générosité

Trois-Rivières — «Ce n’est pas parce qu’un enfant grandit dans un milieu défavorisé qu’il ne peut avoir de rêves.» Ces quelques mots prononcés par Johanne Grenon, la directrice administrative et financière du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières, résument bien l’essence de la pédiatrie sociale. Et pour mener à bien sa mission, cet organisme peut compter sur la générosité de la population qui s’est à nouveau manifestée samedi lors de sa guignolée annuelle où plus de 60 400 $ ont été amassés.

«Nous sommes très heureux et reconnaissants de cette générosité pour venir en aide aux enfants issus de milieux défavorisés», soulignait Johanne Grenon après une journée fort occupée. 

Les dons offerts aux quelque 200 bénévoles postés dans des commerces et à des intersections de Trois-Rivières samedi étaient d’ailleurs plus importants qu’en 2016. «Il y a plusieurs éléments qui peuvent expliquer cette générosité. Notre guignolée est près de Noël, les gens croient en la mission du Centre de pédiatrie sociale et peut-être aussi que les gens voulaient encourager davantage les bénévoles parce qu’il faisait froid», estime Mme Grenon. 

Si l’an dernier seules quelques succursales de la SAQ avaient ouvert leurs portes aux bénévoles de la guignolée du Centre de pédiatrie sociale, la situation était différente cette année. Les bénévoles avaient accès à toutes les succursales de Trois-Rivières. Cela a permis d’amasser de beaux montants. Est-ce que les gens qui achètent de l’alcool, un produit de luxe, sont animés par une certaine culpabilité qui fait qu’ils sont plus généreux? Bien que nous n’ayons pas la réponse à cette question, nous savons toutefois que c’est un bon endroit pour amasser des dons. 

Le moral des bénévoles étaient excellent samedi.

Par ailleurs, le don en ligne a connu un véritable bond cette année à la guignolée du Centre de pédiatrie sociale. L’an dernier, 5000 $ avaient été amassés en ligne, alors que le montant a triplé cette année. «Certaines personnes utilisent vraiment cette façon de donner qui pour nous, nous simplifie la tâche au niveau de l’administration», note Johanne Grenon. 

Toutes les personnes qui ont fait des dons seront heureuses d’apprendre que le montant recueilli ira directement aux services offerts aux enfants provenant de milieux défavorisés. Cela permettra de maintenir l’offre de services de pédiatrie, de travail social ou encore de psychothérapie. «Les dons sont investis pour les enfants. Essentiellement, l’argent sert à payer les professionnels», précise Johanne Grenon. 

Cette année, le Centre de pédiatrie sociale a réalisé près de 700 rencontres avec des intervenants et des familles. Pas moins de 300 dossiers sont actuellement ouverts. Le Centre pourrait toutefois aider davantage d’enfants avec un budget supérieur.  

Il est encore temps de donner au Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières en visitant le site internet de l’organisme au cpstr.org/dons.

Dans l’ordre habituel: Johanne Grenon, Alain Lemieux, Marie-Céline Caumartin, Jean-Denis Girard, Raymond Perreault, André Dupont et Émilie Fleurant.