Martin Beaumont, Brigitte Bourdage et Daniel McMahon ont annoncé mardi à Trois-Rivières le lancement du parcours intégré de cheminement de carrière.

Soins infirmiers: des étudiants à intégrer et à garder

Trois-Rivières — Cinq maisons d’enseignement offrant le programme de soins infirmiers et de sciences infirmières s’associent au CIUSSS pour mettre en place un plan favorisant l’attraction des étudiants et étudiantes et leur rétention lorsqu’ils auront leur diplôme en poche.

Le Collège Shawinigan, les Cégeps de Trois-Rivières, de Drummondville et de Victoriaville ainsi que l’Université du Québec à Trois-Rivières unissent leurs efforts à ceux consacrés par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec dans le lancement du parcours intégré de cheminement de carrière. Les étudiantes et étudiants qui seront de la rentrée scolaire de l’automne 2018 pourront vivre une expérience de travail au sein d’un établissement du CIUSSS. Dès la première session complétée en soins infirmiers (niveau collégial), les étudiants pourront oeuvrer comme préposés aux bénéficiaires.

Après la deuxième année du diplôme d’études collégiales ou après la première année de baccalauréat en sciences infirmières à l’UQTR, ces étudiants peuvent être embauchés comme externes en soins infirmiers. Les étudiants pourront agir comme candidats à l’exercice de la profession infirmière après avoir conclu avec succès leur troisième année d’études collégiales.

Le CIUSSS admet volontiers que la mise en place d’un tel programme a l’objectif de rehausser le nombre d’infirmières au sein de l’organisation.

«Nos cibles d’embauche pour les infirmières sont de 350 postes à temps complet. Et on a des demandes équivalentes pour les préposés aux bénéficiaires. Ça aide à atteindre ces cibles-là», mentionne Martin Beaumont, président et directeur général du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec, qui qualifie de «colossal», le travail effectué depuis un an entre les différents partenaires.

Avec ces offres d’emploi, les partenaires souhaitent non seulement conserver les étudiants de la région, mais aussi attirer des jeunes provenant de l’extérieur de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Le but est de vendre non seulement la qualité des programmes offerts, mais aussi la qualité de vie de la région, un aspect non négligeable dans le recrutement de personnel.

«Ce qui est intéressant est qu’ils sont en emploi dès le début. On développe un lien qui fait que l’étudiante n’a pas à aller ailleurs. C’est pour se distinguer des autres régions», explique Brigitte Bourdage, directrice générale du Cégep de Drummondville et porte-parole des collèges participants.

«Nous avons des étudiants de l’extérieur qui choisissent notre programme. La qualité du programme attire et avec l’emploi, ils découvrent les attraits», ajoute Daniel McMahon, recteur de l’UQTR, traçant un parallèle entre ce programme et celui mis sur pied il y a quelques années pour attirer des étudiants en médecine dans l’espoir de les retenir.

Le programme actuel prévoit que les étudiants seront des travailleurs à temps plein durant l’été, mais que leurs heures de travail seront de 15 h maximum durant les sessions d’études.

Selon Martin Beaumont, ce parcours intégré de cheminement de carrière devrait être en vigueur pour les 10 prochaines années. D’autre part, le pdg du CIUSSS rappelle que l’organisme offrira dès cet été 150 emplois réservés pour les étudiants ayant fait leur troisième année en soins infirmiers et 90 emplois pour ceux ayant terminé leur deuxième année. Ces emplois sont une suite du happening en soins infirmiers tenu en janvier à l’hôtel Montfort de Nicolet.