Selon Claude Audy, vice-président régional FSSS-CSN, il est clair que la privatisation va diminuer la qualité du service de soins à domicile.

Soins à domicile: «On craint pour l'avenir»

L'Association des auxiliaires familiales et sociales du Québec (AAFSQ) a fait connaître ses craintes en début de semaine concernant l'embauche d'auxiliaires pour les remplacements de vacances d'été. Ils ne sont pas les seuls, la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN (FSSS-CSN) en Mauricie et au Centre-du-Québec, redoute également la situation et la privatisation.
«On craint la privatisation. On craint pour l'avenir. Ça va être plus que de ne pas remplacer les travailleurs l'été, on craint que ce soit des fermetures de postes. [...] Ils veulent subventionner beaucoup les soins à domicile, mais par la privatisation. On pense que les soins et les services vont être diminués de beaucoup», lance Claude Audy, vice-président régional FSSS-CSN.
Pour lui, il est clair que la privatisation va diminuer la qualité du service, il estime que c'est du «cheap labour». «En agence privée, ils n'ont presque pas de formation, n'importe qui peut le faire. Ce n'est pas les mêmes critères que nous c'est certain. La formation est très de base», soutient-il.
Par ailleurs, le CIUSSS MCQ affirme qu'il est en processus de recrutement des auxiliaires familiales et sociales pour l'ensemble de son territoire et qu'il n'y a aucune recommandation à l'effet de ne pas remplacer les vacances pour la période estivale. On soutient également qu'il n'est pas envisagé ni prévu à l'heure actuelle de recourir aux agences privées.
Par contre, il est possible que le CIUSSS-MCQ fasse appel à des agences privées. «Afin d'assurer une réponse adéquate pour la santé et le bien-être des usagers, le CIUSSS MCQ peut avoir recours à des prestataires de services autres que ceux du réseau de la santé», a souligné Christiane Lemaire, conseillère en communication au CIUSSS-MCQ.