Le sit-in a eu lieu à l’urgence de l’hôpital de Trois-Rivières.

Sit-in: les infirmières convoquées par la direction

TROIS-RIVIÈRES — Les infirmières à l’origine du sit-in tenu le 21 avril à l’urgence de l’hôpital de Trois-Rivières défileront mercredi devant des représentants de la direction de l’hôpital et du CIUSSS. Selon toute vraisemblance, elles sauront à ce moment si elles subiront des mesures disciplinaires de la part de l’employeur.

Deux rencontres réuniront ces infirmières, la direction des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du Centre de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec et la direction de l’urgence. Valérie Provencher, agente d’information au CIUSSS, confirme la tenue de ces rencontres, mais refuse de dévoiler la nature du message qui sera communiqué.

«Il y a une décision prise quant au sit-in. On va d’abord parler avec les employés», raconte Mme Provencher.

Le 21 avril à minuit, les infirmières sur place ont refusé d’amorcer leur quart de travail en raison de l’absence de trois de leurs collègues.

Deux d’entre elles étaient absentes en raison de vacances. Les infirmières avaient alors jugé que la situation représentait un risque pour les patients. Des infirmières du quart de soir ont été obligées de faire des heures supplémentaires afin de compléter l’équipe de nuit.

Ce n’est pas le premier sit-in tenu par des infirmières trifluviennes pour dénoncer le manque de ressources sur certains quarts de travail. Valérie Provencher ignorait si de telles rencontres entre les infirmières contestataires et la direction avaient eu lieu dans les jours suivant ces refus de travailler.

Lors des manifs antérieures, la direction du CIUSSS avait toujours mentionné qu’elle préférait négocier et discuter avec son personnel plutôt que d’imposer des mesures disciplinaires, un refus de travailler étant considéré comme une grève illégale.

Le CIUSSS avait annoncé, à la suite des événements du 21 avril, qu’elle devait analyser les événements avant de décider si elle allait réprimander ou non ses employées.