Avec le démantèlement annoncé des agences de santé, les agglomérations de Drummondville et de Victoriaville voudraient bien que le Centre-du-Québec obtienne un centre intégré de santé et de services sociaux. L'idée ne réjouit pas plus qu'il faut les maires de Nicolet et de Bécancour.

Santé publique: compressions de 2,3 M$ dans la région

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a finalement ventilé le montant des compressions que devront également livrer les services de Santé publique des agences de santé du Québec. En Mauricie-Centre-du-Québec, ce montant s'élève à 2 274 200 $.
Ce montant est calculé en fonction du budget total consacré à la santé publique, (pas seulement à l'agence, mais aussi dans les établissements) et qui totalise 22 millions $ dans la région.
 Du côté de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, on s'est borné à confirmer le chiffre tout en précisant qu'on s'applique à atteindre cette cible, principalement en procédant à des coupes administratives et des fusions de services dans le cadre de la réorganisation en cours, et ce, «sans toucher aux services». 
On n'a pas voulu ajouter d'autres commentaires sinon pour dire que c'est la nouvelle organisation administrative qui sera mise en place d'ici quelques semaines, le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre du Québec, qui devra réorganiser les services en fonction de ce qui restera alors en place. Il n'a pas été possible de parler à la directrice du service de Santé publique, soit le docteur Isabelle Goupil-
Sormany.
Ces compressions de 23 millions $ dans les services de santé publique du Québec font partie de la cible de 220 millions $ prévue par la réforme de la santé, soit le projet de loi 10. 
Rappelons que La Direction de santé publique regroupe les services de promotion et de prévention, de protection et de surveillance incluant la santé environnementale, la santé au travail, les maladies infectieuses et la gestion du Plan d'action régional de santé publique. 
Cette direction est responsable notamment d'informer la population de l'état de santé général des individus qui la compose, des problèmes de santé prioritaires, des principaux facteurs de risque, des interventions les plus efficaces et d'en suivre l'évolution.
À titre d'exemple, la direction de santé publique de l'Estrie est particulièrement active dans le suivi de l'état de santé des gens de Lac Mégantic, à la suite de la conflagration, tout comme celle de Lanaudière suit de près un épisode d'éclosion de rougeole.