Près de quatre Québécois sur 10 en faveur du don d'organes et de tissus

En 2016, près de quatre Québécois sur 10 ont officialisé leur consentement au don d'organes et de tissus au registre de la RAMQ ou dans celui de la Chambre des notaires du Québec.
Cette pratique est en évolution constante depuis 2010. Le don d'organes et de tissus a en effet connu une augmentation de plus de 60 %, se réjouit l'organisme Transplant Québec qui a dressé, jeudi, son bilan de l'année dernière.
Pour la région Mauricie-Centre-du-Québec, qui représente 6 % de la population du Québec, on a compté cinq donneurs, en 2016, sur un total de 170 au Québec. On en avait compté seize en 2015.
Alors qu'au Québec, on a constaté, l'an dernier, une diminution du nombre de personnes transplantées, soit 480 par rapport à 549 en 2015, elles ont été 24 à subir une transplantation en 2015 et 25, en 2016, en Mauricie-Centre-du-Québec.
En date du 31 décembre dernier, 46 personnes étaient en attente d'une transplantation, dont 34 pour un rein, l'organe le plus en demande. Une personne attendait un coeur, six attendaient deux poumons, quatre étaient en attente d'un foie et une attendait une combinaison pancréas-rein.
Sur les 170 donneurs effectifs, au Québec, 30 l'ont été après un décès cardiocirculatoire, ce qui représente plus de 50 % d'augmentation de ce type de donneurs par rapport à 2015, indique l'organisme. Ces derniers constituent maintenant 18 % de tous les donneurs décédés. La cible est de 20 %.
Le refus de la part des familles, lui, a diminué pour une deuxième année consécutive, passant de 26 % à 21 %. Selon l'organisme, la formation des équipes en matière d'approche auprès des familles représente un facteur déterminant.
À ce chapitre, la présence de médecins coordonnateurs en dons d'organes dans les établissements de santé fait une différence, estime Transplant Québec.
Au CIUSSS Mauricie-Centre-du-Québec, on en compte un au CHAUR de Trois-Rivières qui s'inspire du modèle de Transplant Québec. Son rôle «est de soutenir les équipes afin de favoriser une communication auprès des familles endeuillées», indique la responsable des communications au CIUSSS, Anne-Sophie Brunelle.
L'organisme indique qu'en 2016, 13 millions $ d'économies ont été générées pour le système de santé en raison de la performance du Québec en matière de dons d'organes, principalement grâce aux 331 greffes du rein provenant de donneurs décédés ou vivants. Une personne greffée de rein sur deux reprend une vie active. Plus la transplantation est effectuée tôt, plus le risque de décès diminue, souligne Transplant Québec.