Jean-Christophe Paquet pose avec son père Pierre Paquet et sa mère Annie Ouellet.

Pour aider Jean-Christophe

Jean-Christophe Paquet, 13 ans, a reçu un diagnostic de carcinome naso-sinusien indifférencié le 17 novembre dernier, une forme de cancer plutôt rare chez les jeunes.
Une des options pour favoriser sa rémission en limitant les dommages collatéraux se trouve dans un hôpital de Philadelphie qui propose la protonthérapie. Pour pouvoir bénéficier du traitement, la famille de Jean-Christophe aurait besoin de soutien, raison pour laquelle une campagne de sociofinancement a été lancée pour l'aider.
C'est une série de sinusites persistantes et résistantes aux antibiotiques qui a conduit Jean-Christophe à consulter des spécialistes, dont un oto-rhino-laryngologiste et un ophtalmologiste. 
«Jean-Christophe est autiste, donc les points sensoriels comme la vue et l'odorat sont déjà un peu problématiques pour lui. À l'examen de la vue, l'ophtalmologiste s'est rendu compte qu'il ne voyait pas les couleurs de la même façon du côté gauche. Quelque chose n'était pas normal. Il a rappelé l'ORL, et on s'est fait dire qu'on était attendus à Sainte-Justine», raconte Annie Ouellet en parlant de son fils, élève en concentration football à l'école secondaire des Chutes à Shawinigan.
Une biopsie a été réalisée et deux diagnostics étaient possibles, dont un qui requérait une chirurgie où l'oeil et une structure osseuse autour seraient enlevés, et l'autre qui pouvait être traité par chimiothérapie et radiothérapie. 
Des échantillons de la biopsie ont été envoyés à Vancouver et en France pour confirmer un des deux verdicts. Dans l'attente, l'état de l'adolescent se détériorait, alors une oncologue a conseillé de commencer la chimiothérapie, une initiative qui s'est révélée efficace.
La littérature concernant ce cancer privilégiait trois séances de chimiothérapie, avant de recourir à la radiothérapie. Après le troisième traitement de chimio, il fut donc décidé de commencer la radio pour l'adolescent.
«On nous a expliqué que la radiothérapie régulière qu'on a ici est dangereuse pour les tissus autour. C'est précis, mais pas tant que ça. Étant donné que c'est dans le visage, il y a beaucoup de structures importantes à protéger. On nous a parlé d'un traitement à Philadelphie en protonthérapie», explique Mme Ouellet.
Ce traitement comporterait moins de risques d'endommager d'autres tissus ou structures, et réduirait aussi les risques que Jean-Christophe ne perde un oeil. Ce traitement s'étalerait sur une période de sept semaines.
La Régie de l'assurance maladie du Québec assumerait les frais médicaux, comprenant les consultations, les traitements et les frais d'hospitalisation. De plus, elle paierait les dépenses de transport et de séjour pour un enfant et un parent.
Le jeune frère de Jean-Christophe est également autiste. Annie Ouellet a quitté son emploi d'infirmière pour s'occuper de ses deux fils quand ces diagnostics se sont confirmés.
Les particularités inhérentes à ce trouble font qu'il est moins déstabilisant que toute la famille se déplace à Philadelphie pour les traitements de l'aîné des deux enfants. Mme Ouellet et son conjoint ne sont pas originaires de la région, donc ne disposent pas d'un réseau familial à proximité pour gérer toute l'organisation quotidienne avec deux enfants autistes, dont un qui combat un cancer de surcroît.
De là la demande d'aide financière pour alléger le fardeau des dépenses de la famille, soit le père, la mère et le frère de l'adolescent traité. Le quatuor attend l'appel de l'hôpital américain pour s'y rendre, et Mme Ouellet s'est fait dire que cet appel pourrait venir rapidement. 
On peut en savoir plus et soutenir la famille Ouellet-Paquet en consultant la page Facebook Jean-Christophe le Warrior ou la page www.generosity.com/medical-fundraising/jean-christophe-notre-champion. L'objectif a été fixé à 15 000 $.