Le groupe Ovaire espoir a remis une plaque en l’honneur de la défunte Carole Morin-Ricard mercredi, afin de souligner son apport en Mauricie. Sur la photo: Josée Anne Maurais, présidente et directrice générale d’Ovaire espoir, Carole Thibodeau, Suzanne Morand, Jean-Maurice Ricard, conjoint de feu Carole Morin-Ricard, Francine Brault, Suzanne Poulin et Marie-Thérèse Gagnon.

Ovaire espoir à Trois-Rivières: hommage posthume à sa fondatrice

Trois-Rivières — Lorsqu’il est question du cancer de l’ovaire en Mauricie, le nom de Carole Morin-Ricard est sur toutes les lèvres. Même si celle qui a eu l’idée de créer à Trois-Rivières le groupe d’entraide Ovaire espoir est finalement décédée en octobre dernier, un hommage posthume lui a été réservé mercredi, afin de souligner sa contribution pour les femmes atteintes d’un cancer gynécologique de la région.

«Carole est malheureusement décédée à l’automne et on voulait lui rendre un hommage, car c’est elle qui a fait connaître le groupe en Mauricie. On souhaitait donc lui rendre hommage, d’autant plus que son conjoint souhaite continuer à s’impliquer, donc c’était encore plus significatif de lui remettre une plaque en son honneur», souligne la présidente et directrice générale d’Ovaire espoir, Josée Ann Maurais.

C’est ainsi, après avoir constaté qu’il y avait un groupe d’entraide à Montréal, à Québec et à Laval que Carole Morin-Ricard a voulu faire de même en Mauricie en 2015. Grâce à ce groupe d’entraide à Trois-Rivières, ce sont une dizaine de femmes atteintes ou survivantes du cancer de l’ovaire qui se réunissent chaque mois, afin d’échanger sur le sujet.

C’est d’ailleurs le cas de Suzanne Morand qui participe régulièrement à ces rencontres et qui souhaitait venir rendre hommage à Carole Morin-Ricard, mercredi.

Pour Suzanne Morand qui a reçu son diagnostic en 2011, elle est toutefois une patiente d’exception selon ses médecins, elle qui en est actuellement à sa 7e récidive du cancer de l’ovaire. 

«Je n’ai pas lâché malgré toutes ces récidives. Je crois qu’on a tous cette force de vivre qui est cachée en nous. Pour moi, quand est arrivé le diagnostic, c’est là que ma force intérieure est sortie, donc oui, je me considère comme une battante et une survivante», avoue Mme Morand.

Bien que ses médecins lui ont mentionné à quelques reprises qu’ils ne pouvaient plus rien faire pour la sauver, Suzanne Morand s’est toutefois retroussé les manches et s’est tournée vers un médecin de la région de Toronto pour la guérir.

«J’ai demandé à mes filles et à ma sœur de m’aider pour trouver une solution. On a alors fait des recherches sur Internet et on a trouvé un médecin à Toronto qui faisait des recherches sur le cancer de l’ovaire. Je suis allée le rencontrer. J’ai eu quelques traitements au Québec et par la suite, je devais aller demeurer à Toronto pour une étude à cette clinique», précise-t-elle.

Suzanne Morand refuse toutefois de perdre espoir. «Mon espoir est toujours là. Je devrais d’ailleurs tomber en rémission le 21 décembre», a-t-elle souligné avec émotion.

Rappelons qu’en 2016, au Québec, 700 nouveaux cas de cancer de l’ovaire ont été diagnostiqués. Le cancer de l’ovaire est d’ailleurs le cancer féminin le plus mortel en plus d’être la cinquième cause de décès en raison d’un cancer chez les femmes.

En Mauricie, il n’y a actuellement aucun gynécologue oncologue afin de traiter ce type de cancer, obligeant du même coup les patientes à se déplacer à Montréal ou à Québec pour être traitées.