«On est très satisfait de cette rencontre»

La Tuque — Le représentant des paramédics de La Tuque a rencontré le maire de la municipalité, vendredi. La Ville a décidé d’appuyer fermement, en début de semaine, les ambulanciers dans leur combat pour l’abolition des horaires de faction au profit des horaires à l’heure.

«On est très satisfait de cette rencontre, le maire est très enthousiaste de faire avancer le dossier», a indiqué Michel Beaumier, président du syndicat des paramédics du Cœur-du-Québec.

Ce dernier a affirmé que des pressions seraient faites sur le directeur général de la BTAQ à La Tuque pour «qu’il travaille aussi le dossier».

«Présentement, c’est le seul qui n’a pas bougé. Il reste deux horaires de faction en Mauricie. C’est Saint-Tite et La Tuque, et c’est le même directeur général. On a un problème en haut, je pense», a souligné Michel Beaumier.

Un autre problème se dessine pour les ambulanciers de La Tuque si la situation actuelle ne change pas. Les travailleurs désertent La Tuque pour de meilleures conditions ailleurs.

«Le personnel commence à s’en aller. L’an dernier, on avait 32 personnes qui travaillaient à la BTAQ à La Tuque, présentement on en a 26 et ça tend à descendre encore. Un moment donné, si on n’a plus de rétention de personnel, ils vont être obligés de fermer un véhicule et là, ça va causer des problèmes avec la population», note M. Beaumier.

Rappelons que le maire Pierre-David Tremblay avait annoncé, lors de la dernière assemblée publique du conseil municipal, qu’il allait appuyer les ambulanciers de La Tuque dans leur combat. Il a d’ailleurs envoyé une lettre au directeur général du CIUSSS MCQ, Martin Beaumont.

«La Tuque est la seule ville de plus de 10 000 habitants au Québec dont les ambulanciers n’ont pas un horaire à l’heure, depuis que Plessisville a obtenu ce droit au mois de mars. Pour nous, il s’agit d’une injustice inacceptable et il est clair que La Tuque est la grande oubliée de la réforme du système qui a eu lieu au début de cette année», insiste-t-il dans cette lettre.

«Vous savez à quel point le territoire de La Tuque est grand. Vous connaissez les réalités particulières que représentent les secteurs isolés de Parent et Clova en matière de soins de santé et de services sociaux. Vous savez ce que cela implique comme défi de répondre aux urgences médicales sur un territoire comme le nôtre où la population triple en forêt pendant la chasse, la pêche et la saison de la motoneige», poursuit-il un peu plus loin.

Tous les scénarios sont encore envisageables pour les paramédics de La Tuque, mais si rien ne bouge des actions seront certainement posées.

«On attend de voir les réponses du CIUSSS MCQ. Est-ce que ce sera musclé ou plus doux? On va s’ajuster selon les informations qu’ils vont nous donner», a conclu Michel Beaumier.