«On a tout mis en œuvre pour s’assurer de la couverture»

LA TUQUE— Une femme enceinte de La Tuque a lancé un cri du cœur sur les réseaux sociaux, jeudi, affirmant qu’il y aurait rupture de service d’anesthésiologie pendant trois semaines au mois d’avril. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) a tenu à rassurer la population et a assuré qu’il y aurait du service d’anesthésiologie.

«On veut être rassurant. À l’heure actuelle, on n’anticipe aucune rupture de service en anesthésiologie au centre de services du Haut Saint-Maurice. Dans notre souci d’offrir un service de qualité à la population, on a tout mis en œuvre pour s’assurer de la couverture», a fait savoir Valérie Provencher, agente d’information au CIUSSS-MCQ.

Catherine Girard est une de celles qui ont dénoncé la situation sur Facebook, jeudi. Une situation qu’elle jugeait indéfendable.

«C’est inacceptable. Ils ont gardé ça sous silence. La plupart des mamans n’étaient pas au courant. Il fallait le dire. […] C’est déjà un stress d’accoucher, est-ce qu’on peut accoucher dans notre ville?», a-t-elle lancé en entrevue.

«Je vais avoir une césarienne et c’est la chirurgienne qui m’a dit qu’il n’y aurait pas d’anesthésistes pendant ces semaines-là. Ils nous ont informées que si on n’arrivait pas dans les bonnes dates, on serait transférées à Shawinigan ou Trois-Rivières parce qu’il y avait un anesthésiste seulement une semaine dans le mois d’avril», a ajouté Mme Girard.

Si le CIUSSS-MCQ se fait rassurant, on est conscient qu’il peut avoir eu «une zone grise».

«La seule place où il peut y avoir eu un imbroglio, c’est qu’actuellement sur la liste de médecins pour couvrir le service, il n’y a pas de noms qui s’y retrouvent spécifiquement, mais on est à régler tout ça actuellement. On a différentes actions qui ont porté fruit. C’est peut-être entre-temps qu’il a pu y avoir une zone d’inquiétude, je ne vois pas autre chose», a indiqué Valérie Provencher.

La publication Facebook s’est rapidement propagée et le stress a monté d’un cran chez les femmes enceintes dont la date d’accouchement est prévue dans le mois d’avril. Les commentaires se sont d’ailleurs multipliés. Laurianne Petiquay est l’une d’entre elles.

«On n’avait pas été mises au courant. Je m’inquiétais d’être à trois heures de route d’un hôpital parce qu’ici je n’aurais pas eu tous les services pour la santé et la sécurité de mon bébé et moi», a-t-elle indiqué au Nouvelliste.

Ce n’aurait pas été la première fois que le centre de service de La Tuque se serait retrouvé en rupture de service en anesthésiologie. En juillet dernier, malgré tous les efforts, le service avait été interrompu durant près d’une semaine.