Depuis octobre, trois nouveaux omnipraticiens se sont joints à la clinique de la Coopérative de solidarité santé de Grand-Mère sur la 8e Rue.

Nouveaux médecins à la Coopérative de solidarité santé le Rocher

La Coopérative de solidarité santé le Rocher du secteur Grand-Mère de Shawinigan poursuit son essor. Depuis octobre, trois nouveaux omnipraticiens se sont ajoutés à l'équipe, ce qui porte à neuf le nombre de médecins recrutés depuis l'ouverture de la clinique dans les locaux spécialement aménagés pour elle dans l'ancienne usine Grand-Mère Shoe, sur la 8e Rue.
Pour être plus précis, à ce jour, neuf médecins ont amorcé leur pratique à la clinique médicale de Grand-Mère depuis son installation comme locataire de la coopérative en février 2012. 
Une médecin recrutée en septembre 2013 pratique maintenant à Saint-Tite, et une nouvelle omnipraticienne, Dr Pascale Bergeron, se joindra officiellement à l'équipe en avril.
Les docteurs Amélie Lessard et Steve Lauwaët sont pour leur part arrivés à la clinique respectivement en octobre 2016 et en janvier 2017. 
Ils y rejoignaient les nouvelles médecins Patricia Doucet, Claudine Trudel, Sandra Sylvestre, Karol-Ann Dupont, Amélie Veilleux et Emmanuelle Boulet-Dupuis, arrivées entre février 2012 et novembre 2015. Huit autres omnipraticiens, un pédiatre et deux infirmières praticiennes spécialisées en soins de première ligne font aussi partie de l'équipe de la clinique de la coopérative.
L'idée de la coopérative était justement née en réaction à l'enjeu du recrutement, dans le contexte d'un manque de relève au groupe de médecine familiale de Grand-Mère situé sur la 17e Rue.
«L'ancien bâtiment abritant les médecins n'avait pas les espaces nécessaires ni la qualité des locaux pour être attrayant pour les jeunes. Il n'y avait pas eu de recrutement depuis 20 ans. C'est pour ça que la coopérative s'est développée», indique Gabriel Sansoucy, directeur au développement et à l'administration de l'organisme.
«Les gens sont devenus membres, à la base, pour construire les locaux, et maintenant pour les maintenir et s'assurer d'un développement. La démonstration que ça fonctionne, c'est qu'on a eu neuf nouveaux médecins en cinq ans. C'est très positif», constate-t-il.
Comme les cotisations des membres sont un facteur plus difficile à contrôler dans la gestion d'un budget, les administrateurs de la coopérative comptent de plus en plus sur la location d'espaces à d'autres professionnels de la santé pour assurer leurs revenus.
Le récent aménagement du sous-sol de la bâtisse a entre autres permis d'accueillir la clinique de physiothérapie PCN de Grand-Mère dans la bâtisse de la coopérative. 
«Il y a six ans, la coopérative a acheté le bâtiment datant de 1930. La coop a investi 3,3 millions $ au total, dont 500 000 $ pour l'aménagement du sous-sol de 10 000 pieds carrés. Le centre administratif va l'occuper partiellement, et il reste plusieurs milliers de pieds carrés qu'on a réservés pour que des professionnels de la santé puissent venir s'établir à Grand-Mère», explique Gabriel Sansoucy.
Une pharmacie et une clinique d'inhalothérapie sont aussi locataires de la coopérative.