Pascal Bastarache

Moins facile entre le CIUSSS et les préposés

TROIS-RIVIÈRES — Si la mobilité du personnel est réglée entre le CIUSSS et ses infirmières, cet élément est visiblement le point d’achoppement entre l’employeur et les préposés aux bénéficiaires.

Les relations semblent au beau fixe entre le CIUSSS et le syndicat des infirmières. Lors de la signature de la convention collective mercredi matin, l’ambiance était joviale au centre de service Saint-Joseph de Trois-Rivières. Louis Brunelle, directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques, a souligné deux fois plutôt qu’une l’excellente collaboration du syndicat de la catégorie 1, soit celui des infirmières.

Questionné à ce sujet après la conférence de presse, M. Brunelle a admis que les relations étaient plus compliquées avec un des trois autres syndicats, soit celui qui représente les préposés aux bénéficiaires.

«C’est difficile d’avoir une entente comme on en a une ce matin (mercredi). La collaboration est difficile. De notre côté, on est ouvert, on a mis des choses sur la table pour aller de l’avant, comparables à ce qui a été annoncé ce matin (mercredi).»

Les «choses sur la table» sont une offre de postes à des préposés aux bénéficiaires. Cette offre ferait partie d’une lettre d’entente à annexer à la convention collective qui est sur le point d’être signée. D’après Pascal Bastarache, président du syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers (CSN) Mauricie et Centre-du-Québec, les demandes de l’employeur concernant la mobilité des employés à l’intérieur du réseau sont peu attrayantes.

«L’idée des postes à temps complet, on trouve ça extrêmement intéressant. Mais l’entente initiale proposée était vaste et n’avait pas assez de précisions: si j’offre un temps complet au CHAUR (l’hôpital de Trois-Rivières), on s’entend que c’est une bonne nouvelle. Mais si on dit à la même personne qu’elle a un poste à temps complet, mais sur une équipe volante à 35 km (de déplacement), à ses frais, c’est moins intéressant. On veut plus de stabilité pour nos membres. Et la première ébauche soumise par la partie patronale ne respecte pas les clauses de la convention à signer.»

M. Brunelle se dit surpris par ce dernier commentaire de Pascal Bastarache, d’autant plus que, selon lui, ce sont les mêmes représentants patronaux qui ont négocié la teneur de la convention et l’offre de postes.

«Je suis optimiste de voir qu’ils sont prêts à signer. Mais on a déposé une offre (pour encadrer l’offre de postes) et on n’a pas de réponse. On souhaite que ça s’accélère.»

«Le CIUSSS veut régler la lettre d’entente avec la convention collective, ce qui n’arrivera pas, prévient M. Bastarache. La lettre d’entente est pour offrir des postes à temps complet à nos membres. C’est plus long, car on veut s’assurer que la mobilité inscrite dans la lettre d’entente respecte la convention collective qu’on veut signer. Notre travail de représentants syndicaux n’est pas de dorer la pilule, mais de faire respecter nos membres.»