Simon Martin a attendu 12 ans avant de recevoir son diagnostic de maladie de Lyme. On le voit ici avec son épouse Sabrina Martin-Verreault.

Maladie de Lyme: un long calvaire

Simon Martin a été piqué par une tique en 2004. Il a reçu un diagnostic de maladie de Lyme en mars dernier, plus de 12 ans plus tard, à Plattsburgh, aux États-Unis. Ce délai a fait empirer les symptômes et les conséquences de la maladie, de telle sorte que le père de quatre enfants doit maintenant débourser environ 20 000 $ par année pour se soigner.
Simon Martin, 39 ans, est originaire de Shawinigan et vit maintenant à Beauharnois. Sa famille, encore très nombreuse à Shawinigan, souhaite l'aider et organise cette fin de semaine une vente de garage pour le soutenir financièrement.
Ce que M. Martin qualifie d'«enfer» a commencé lors d'une partie de chasse à l'orignal dans la région de Thetford Mines en 2004. C'est là qu'il aurait été piqué par une tique porteuse de la bactérie Borrelia burgdorferi, qui provoque la maladie de Lyme. Boucher de métier, le Shawiniganais d'origine était alors propriétaire de boucheries.
«Ça a commencé par de la fatigue, quelques semaines, quelques mois après. C'est arrivé à l'automne, et moi l'automne je travaillais toujours beaucoup, alors on mettait ça sur le dos du travail. Ça a continué à empirer et au printemps, on m'a diagnostiqué une dépression majeure», raconte M. Martin.
Puis les diagnostics se sont remplacés au fil des consultations et des examens. «Quelques mois après, ça a été fibromyalgie comme diagnostic, puis la sclérose en plaques, ensuite la dystrophie musculaire, puis on est revenu à la fibromyalgie. J'ai fait des AVC à cause de ça», énumère-t-il, en ajoutant qu'aucun médicament n'arrivait à soulager sa douleur.
Pendant les crises de la maladie, en plus de la fatigue extrême, Simon Martin ressentait des douleurs articulaires et musculaires à la grandeur du corps. Des pertes et gains de poids se succédaient aussi.
La maladie de Lyme était soupçonnée par les médecins québécois, mais les tests réalisés ici se révélaient négatifs. «C'est un test primaire qui détecte seulement deux souches sur 360 de la maladie», déplore-t-il.
Après avoir vu un reportage à l'automne sur une personne du Québec soignée pour la maladie de Lyme aux États-Unis, Simon Martin a entrepris les démarches pour rencontrer un médecin américain. Il a eu la confirmation du diagnostic le 7 mars dernier.
«Le traitement est très pénible. Si c'est pris au début, c'est un mois d'antibiotiques, une pilule par jour, tandis que moi, après 12 ans, le traitement durera de deux à cinq ans», précise l'homme qui se soumet à une combinaison de soins alliant antibiotiques, probiotiques, produits naturels et alimentation paléo-immune. 
«C'est un traitement évolutif. Présentement, je prends sept antibiotiques par jour», indique l'homme qui travaille maintenant comme enquêteur pour un service de sécurité, un travail moins exigeant physiquement que celui de boucher.
Comme le diagnostic n'a pas été posé au sein du système québécois, M. Martin doit assumer la totalité des frais reliés à sa maladie. Des frais estimés à 20 000 $ par année.
Il souhaite sensibiliser la population à l'importance de consulter lorsqu'une piqûre suspecte est détectée. 
En tant que père de famille, il a notamment été peiné d'apprendre qu'il existe un risque de transmission génétique de la maladie, même si le risque est faible.
La vente de garage sous le chapiteau, pour lui venir en aide, se tiendra les 27 et 28 mai dès 8 h au parc du secteur Sainte-Hélène de Shawinigan, au 2293, 93e Rue.