Plus les tiques sont retirées rapidement, meilleures sont les chances d'éviter la maladie de Lyme.

Maladie de lyme et tiques: les animaux domestiques aussi affectés

Les propriétaires de chiens, de chats et de chevaux devront inclure une nouvelle routine dans leur quotidien, si ce n'est déjà fait. Chaque fois que l'animal rendre de dehors, il faudra inspecter minutieusement sa peau et chercher si une ou des tiques s'y sont incrustées.
Et plus tôt on enlève la tique, plus on aura de chance d'éviter la bactérie qui induit la maladie de Lyme, indique la Dre Lynda Martin de la clinique Animalis de Saint-Hyacinthe. La vétérinaire collabore cette année avec la compagnie Bayer qui tient une campagne de sensibilisation à ce sujet.
La Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, sur son site web, indique que «les tiques doivent généralement être attachées à l'animal ou à l'humain pendant plus de 24 heures pour que la transmission de la bactérie puisse se faire. Donc, si la tique est retirée rapidement, le risque que la maladie se développe est faible.»
Idéalement, chaque personne qui a un animal devrait donc avoir à la maison un de ces petits crochets antitiques qui permettent d'enlever facilement la bestiole en passant sous son abdomen afin d'éviter de l'écraser. Le petit objet, qui peut aussi être utile pour les tiques trouvées sur les humains, ressemble à une fourchette à deux dents et permet d'enlever la tête de la tique sans douleur, ce qui limite le risque d'inoculation de la bactérie responsable de la maladie de Lyme.
La Dre Martin conseille de conserver la tique prélevée sur son animal pour la faire identifier par un vétérinaire et bien sûr de mettre des gants au cours de l'opération.
Selon l'organisme CanLyme, il existe en effet de nombreuses espèces de tiques. Celles qui sont le plus susceptibles de transmettre la maladie de Lyme sont la tique du chevreuil, la tique occidentale à pattes noires et l'Ixodes angustus, indique l'organisme. «Les tiques peuvent aussi transmettre d'autres maladies que la Lyme, aussi, comme l'anaplasmose», une maladie du sang chez le chien, signale la Dre Martin. La présence d'une tique nécessite donc une intervention rapide.
Il existe deux tests qui permettent de confirmer avec assez de certitude qu'un animal est infecté ou l'a été par la bactérie en question. La Dre Martin explique qu'il existe malgré tout une controverse, présentement, à savoir quand il vaut la peine de traiter un animal ou non.
C'est que certains animaux arrivent à bien se défendre contre l'infection alors que d'autres dépériront, car l'infection peut dégénérer en maladie rénale très grave, explique-t-elle.
Les premiers signes d'une infection sont la boiterie, qui peut passer d'une patte à l'autre, de la fièvre et de la léthargie, résume-t-elle.
Si le vétérinaire juge qu'il faut intervenir, l'animal devra alors suivre une antibiothérapie pendant environ un mois.
La Dre Martin indique qu'il existe divers moyens de prévenir la piqûre. Certains produits destinés aux chiens peuvent en effet être appliqués à certains endroits, le long de la colonne vertébrale et sont efficaces tant pour les tiques que pour les puces.
Il est à noter que ce genre de produit est toutefois toxique, en particulier pour les chats. Il vaut donc mieux être conseillé de son vétérinaire avant d'en faire usage. La Dre Martin indique que même si le temps est encore assez frais, ce printemps, la tique commence à être active à 4 °C. Il faut donc hausser la garde.