C'est sur les terrains des résidences Cooke et Roland-Leclerc que sera construite la future Maison Martin-Matte de Trois-Rivières.

Maison Martin-Matte à Trois-Rivières: le projet repoussé d'un an

La Maison Martin-Matte, qui devait ouvrir ses portes à Trois-Rivières cet automne, ne sera finalement pas en activité avant au moins un an, a appris Le Nouvelliste.
C'est que des délais inattendus sont survenus en lien avec des demandes supplémentaires faites par la Société d'habitation du Québec (SHQ), repoussant le chantier d'un an et prévoyant désormais une ouverture en décembre 2018.
La maison, qui se spécialise dans l'hébergement et le suivi de personnes ayant été victimes d'un traumatisme crânien, devait ouvrir ses portes à l'automne 2017.
«Le début de la construction avait été prévu pour avril. Lors de la fourniture des plans préliminaires, la SHQ a fait de nouvelles demandes au niveau des coûts, mais avait également besoin de précisions quant aux espaces prévus ainsi qu'au sujet du prix médian des loyers», explique le porte-parole du CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec, Guillaume Cliche.
Les demandes ont donc été faites au CIUSSS, mais d'autres délais se sont ajoutés quant à la disponibilité des ingénieurs de l'endroit au moment d'y répondre. Toutefois, les modifications ont désormais été apportées aux plans, et le CIUSSS s'attend à une réponse positive d'ici octobre, soit dans les prochaines semaines. 
«À ce moment-ci, nous sommes bien confiants que ce n'est qu'une formalité», ajoute Guillaume Cliche.
Le processus d'appel d'offres pour la construction de cette maison, qui sera située sur les terrains des résidences Cooke et Roland-Leclerc, devrait donc être lancé dès le mois de novembre pour un début de chantier en avril 2018, soit un an après la première pelletée de terre initialement prévue. 
Le projet, rappelons-le, vise à construire une résidence de dix appartements pour les victimes de traumatisme crânien, ayant pour but d'offrir un milieu de vie agréable et sécuritaire à des personnes qui ont des besoins particuliers.
La résidence offrira des services adaptés à cette clientèle qui présente des besoins souvent uniques à chaque résident étant donné la diversité et la complexité que peuvent représenter les manifestations des troubles liés aux traumatismes crâniens.
Le CIUSSS assure toutefois que le report de l'ouverture n'est pas problématique pour les locataires, qui ont déjà été choisis et identifiés par le CIUSSS. Un plan clinique de suivi est déjà en place pour eux, qui bénéficient déjà des services disponibles dans le réseau de la santé. 
Le budget final consacré à la construction de cette résidence ne devrait pas être grandement affecté par ces délais. Initialement prévu à 2,2 M$, le budget passe à 2,3 M$ en lien avec certains travaux liés aux infrastructures, confirme Guillaume Cliche. 
Une partie de ce financement a pu être attachée grâce à la contribution de la Fondation Martin-Matte, à la hauteur de 350 000 $. Jointe mardi, la directrice générale de l'organisme, Laetitia Leclerc, a indiqué que la fondation avait pleinement confiance en ce projet et avait hâte à l'ouverture de la ressource.
«Nous savons qu'il y a eu certains délais, nous sommes en lien avec eux pour faire le suivi. Mais on a bien confiance dans ce projet qui sera un grand plus pour les futurs résidents ainsi que les familles», croit Mme Leclerc.
Cette dernière souligne d'ailleurs que parmi toutes les maisons Martin-Matte existant au Québec, celle de Trois-Rivières sera la première à accueillir uniquement une clientèle de personnes souffrant d'un traumatisme crânien.
«Dans nos autres installations, nous accueillons aussi des personnes qui peuvent souffrir d'une déficience physique. Ça fait également partie de notre mission. Mais ce qui est bien avec le projet de Trois-Rivières, c'est que ce sera la première ressource uniquement consacrée aux personnes ayant vécu un traumatisme crânien. Au départ, c'était la raison d'être de la fondation, c'était ce qui a inspiré Martin Matte à s'impliquer, à la suite de l'accident vécu par son frère», rappelle Mme Leclerc.
Rappelons par ailleurs que la Fondation InterVal contribue au projet à la hauteur de 188 000 $, de même que la Ville de Trois-Rivières qui verse une aide financière de 127 000 $, un crédit de taxes pour les cinq premières années ainsi qu'un engagement à défrayer pendant 5 ans 10 % du coût du supplément au loyer des logements à être aménagés par l'organisme sans but lucratif «Le groupe accès au logis» dans ce nouvel édifice.
Lors de l'annonce du projet, la Maison Martin-Matte de Trois-Rivières devait devenir la sixième maison du genre au Québec. Or, avec le report des travaux, elle deviendra officiellement la septième, alors que la Maison Martin-Matte de Coaticook pourra ouvrir ses portes avant.