Le ministre Gaétan Barrette

Les services seront maintenus à Cloutier-du Rivage

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a affirmé lundi que les services médicaux au Centre Cloutier-du Rivage seront maintenus, même si l'urgence comme on la connaît pourrait bientôt disparaître.
Les patients pourront continuer de fréquenter Cloutier-du Rivage aux mêmes heures d'ouverture que l'urgence actuelle. Toutefois, les services ne seraient plus offerts par des urgentologues, mais des médecins provenant du Groupe de médecine familiale (GMF) du Cap-de-la-Madeleine. 
«Cloutier ne fermera pas, ne fermera jamais. Ce n'est pas l'objectif», a affirmé le ministre en entrevue à Radio-Canada Mauricie. 
Vendredi dernier, le président-directeur général du CIUSSS MCQ, Martin Beaumont, avait rencontré le personnel du Centre Cloutier-du Rivage. Il a notamment été question de la fermeture de l'urgence. Or, le ministre soutient que même si l'urgence ferme, les services seront maintenus. 
«À Cloutier-du Rivage, il y aura donc des services de priorité quatre et cinq qui seront offerts à la population, avec une équipe multidisciplinaire qui inclura donc des médecins», a ajouté Gaétan Barrette. 
Actuellement, les cas les plus sévères sont acheminés à l'urgence de l'hôpital de Trois-Rivières où l'on retrouve entre autres des blocs opératoires. 
En entrevue à Radio-Canada Mauricie, le député de Champlain s'est dit soulagé de la réponse du ministre. Rappelons que Pierre Michel Auger était contrarié d'apprendre vendredi dernier la fermeture de l'urgence de Cloutier-du Rivage.
Depuis son élection, il a toujours défendu le maintien des services à cet endroit. Il estime que les citoyens de Cap-de-la-Madeleine doivent avoir accès à des services médicaux près de leur domicile. 
Il reste encore bien du travail à faire pour que l'urgence de Cloutier-du Rivage soit convertie en GMF. Le président-directeur général du CIUSSS MCQ, Martin Beaumont, n'a pour l'instant pas le pouvoir de contraindre des médecins à offrir des services à Cloutier-du Rivage. 
«Dans les différents scénarios, il y a des variables que l'on contrôle un peu moins. Moi je ne peux pas obliger, à ce moment-ci, personne à aller travailler dans un GMF ou ailleurs», a-t-il mentionné à Radio-Canada Mauricie.
«C'est sûr et certain que le projet de loi 130 va devenir un levier intéressant pour nous, mais, somme toute, ce qui est le plus intéressant, c'est quand on est en mesure d'obtenir ces choses-là sur du gros bon sens et dans un consensus.»