Les quelque 1000 paramédics représentés par la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ local 592-FTQ) ont déclenché une grève afin de protester contre la lenteur des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective

Les paramédics en grève

Les quelque 1000 paramédics représentés par la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ local 592-FTQ) ont déclenché une grève afin de protester contre la lenteur des négociations en vue du renouvellement de leur convention collective échue depuis plus de 22 mois maintenant.
Dans la région, les paramédics de la Coopérative des ambulanciers de la Mauricie (CAM) et de Ambulance 22-22 de Grand-Mère sont touchés par cette grève.
Selon le vice-président de la FTPQ-592, David Gagnon, ce sont tout près de 200 ambulanciers en Mauricie et au Centre-du-Québec qui sont touchés par ce mouvement. Toutefois, étant donné que les services préhospitaliers d'urgence sont considérés comme des services essentiels, les services directs à la population ne seront pas affectés, assure M. Gagnon.
«Ce sont des actions plus administratives. Nous allons cesser de remplir certains formulaires, nous n'encadrerons plus les étudiants stagiaires. Nous allons également cesser notre présence sur les plateaux de tournage ou alors dans les festivals qui ont déjà un service de premiers répondants», cite en exemple le vice-président du syndicat. 
Par ailleurs, lors des transports interhospitaliers, les paramédics cesseront de ramener les escortes médicales s'il n'y a aucun patient à bord de l'ambulance. Ils cesseront aussi les communications par radio, à l'exception des communications jugées essentielles pour les interventions d'urgence.
Selon David Gagnon, le syndicat souhaite évidemment pouvoir négocier le prochain contrat de travail, mais ne sait pas pour le moment avec qui il doit négocier.
«Nous n'avons personne devant nous. Le ministre nous renvoie aux entreprises privées qui nous embauchent. Mais de leur côté, les entreprises nous disent qu'elles n'ont pas le mandat de négocier avec nous», explique le vice-président.
Dans une lettre publiée le 31 janvier dernier sur le site Internet du syndicat, le président Benoît Cowell a indiqué que «le ministre veut imposer aux entreprises ambulancières des réductions importantes de leur budget. Nous croyons que ces coupes affecteront nos conditions de travail, nos salaires et nos avantages sociaux. Le ministre veut nous sortir complètement du système de santé du Québec, évoquant au passage la possibilité de laisser s'exercer une concurrence entre les entreprises.
Il ajoute que «certaines entreprises affirment même qu'elles fermeront leurs portes si elles avaient à subir ce décret. Nous allons devoir nous mobiliser comme jamais afin que leur impasse contractuelle ne se répercute pas sur nos conditions de travail. Il est fort à parier qu'elles vont vouloir aller chercher l'argent dans nos poches et non dans les leurs».
Selon David Gagnon, le vote de grève a été approuvé à la quasi-unanimité, avec des taux de plus de 95 % pour chaque entreprise dont les travailleurs sont représentés par le syndicat.