Annick Lavoie, directrice générale de l’AEPC et Vincent Simonetta, p.d.g. de Vigi Santé.

Les CHSLD privés conventionnés lèvent la main

SHAWINIGAN — Les CHSLD privés conventionnés lèvent la main. Ils veulent faire partie de la solution afin de réaliser le projet de Maisons des aînés annoncé par le gouvernement de François Legault.

Dans le cadre de sa tournée québécoise, l’Association des établissements privés conventionnés (AEPC) s’est arrêtée au CHSLD Vigi Les Chutes de Shawinigan, mardi matin, afin de faire l’éloge de la qualité des soins qui sont prodigués au sein de ses établissements. «C’est le secret le mieux gardé du réseau», a souligné Annick Lavoie, directrice générale de l’AEPC. «Peu de gens nous connaissent. On offre un service qui est public, mais qui est géré par le privé. On offre le meilleur des deux mondes», souligne-t-elle.

La réalisation des Maisons des aînés est sur le point d’être annoncée par Québec. Selon Mme Lavoie, le modèle des CHSLD privés conventionnés «est bien adapté pour répondre aux besoins des maisons des aînés étant donné que c’est une culture de bientraitance qui se vit dans les établissements privés conventionnés. On a cet aspect de respect et de dignité et c’est ce qu’on entend dans le discours du gouvernement. C’est ce genre de chose qu’il recherche, alors on fait vraiment partie de la solution», dit-elle.

L’AEPC ne craint pas d’être laissée pour compte dans ce vaste projet, «mais on veut s’assurer que le message passe», dit-elle, «qu’on est présent», indique la directrice. «On est peu connu. On représente quand même 20 % des personnes hébergées en établissement, mais on pense que c’est important que ce modèle soit mis de l’avant», explique Mme Lavoie.

Les personnes qui vivent dans un CHSLD privé conventionné ne paient pas plus cher que si elles étaient dans un CHSLD public. «C’est un service public», explique Mme Lavoie, «donc l’accessibilité universelle est là. Le résident doit payer une contribution mensuelle. Elle est exactement la même que dans le réseau public. La seule différence, c’est la gestion de proximité et toute la qualité supérieure qui est offerte dans nos établissements», plaide-t-elle.

Malgré tout, le problème de recrutement est une problématique comme ailleurs, reconnaît Mme Lavoie. «À l’intérieur du réseau des établissements privés conventionnés, c’est un petit peu moins présent. On a beaucoup de stabilité des employés. Ils ont un sentiment d’appartenance. Le fait qu’il y ait une gestion de proximité fait en sorte qu’il est plus facile pour l’employé de parler avec le gestionnaire. Ça crée un esprit de famille», estime-t-elle.

Les mêmes conventions et classes salariales s’appliquent au privé conventionné qu’au public.

«L’argent qu’on génère comme profit n’est pas au détriment du résident ni du personnel», souligne pour sa part Vincent Simonetta, p.d.g. de Vigi Santé. «On a des établissements qui ont des listes d’attente de trois ans tant leur réputation est assurée dans la région où elles vivent», dit-il.

Notons que quelque 2600 personnes au Québec, sont en attente d’une place en CHSLD.

En 1989, alors que Québec cherchait à augmenter de 1200 lits en CHSLD, «on a fourni les 1200 lits à l’intérieur d’un an», rappelle-t-il.