Des ambulanciers paramédicaux ont bruyamment manifesté dans les rues de Trois-Rivières afin de décrier la lenteur des négociations de leur nouvelle convention collective.

Les ambulanciers veulent le retour de Québec à la table de négociation

Exaspérés d'être sans contrat de travail depuis le printemps 2015, les ambulanciers paramédicaux du Québec ont profité, mercredi, de la tenue à Trois-Rivières du congrès de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec pour crier haut et fort leur mécontentement face à la lenteur des pourparlers et demander au ministre Gaétan Barrette de revenir à la table de négociation.
Réunis en sol trifluvien mercredi et jeudi, les membres de ce syndicat affilié à la FTQ - qui ne représente pas tous les ambulanciers paramédicaux du Québec - ont fait beaucoup de bruit dans les rues du centre-ville afin de faire sentir qu'ils avaient bien hâte que le dossier de leur nouvelle convention collective se règle.
Selon le vice-président de la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ), David Gagnon, le retour du gouvernement dans le processus de négociation avec les syndicats et les représentants des entreprises de services ambulanciers donnerait un électrochoc aux négociations, qui piétinent présentement. Rappelons que le gouvernement a décidé de quitter la table de négociation en avril dernier.
«Historiquement, ça se faisait toujours à trois. Le gouvernement est important dans le processus, car c'est lui le bailleur de fonds. Les entreprises ambulancières sont incapables de s'engager financièrement. Elles dépendent presque entièrement du gouvernement. Ce sont des gestionnaires qui reçoivent l'argent grâce à un contrat qu'elles signent avec le gouvernement. Les négociations vont bien en ce qui concerne le normatif, mais dès que l'on parle d'argent, tout s'arrête. C'est pour ça que le gouvernement doit revenir», explique M. Gagnon.
Présent à Trois-Rivières dans le cadre du congrès de la FTPQ, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a pris part à la manifestation. Pour lui, il est insensé que le gouvernement se soit retiré des négociations. Il clame d'ailleurs qu'il aimerait bien que ce dossier se règle avant le début du temps des Fêtes.
«Ça fait depuis le début des négociations que ça se lance la balle entre le ministère de la Santé, le Conseil du trésor, les employeurs [...] Les associations patronales ont d'ailleurs décrié le fait qu'elles n'avaient pas de mandat pour négocier. Moi, je sais une chose, le ministre Barrette a des mandats pour négocier et doit donner des mandats à nos vis-à-vis patronaux. Le timing est bon, alors on veut régler avant les Fêtes. Ça serait un beau cadeau de Noël pour nos membres», indique le dirigeant syndical.
Selon lui, le ministre Barrette agit de la sorte simplement pour étirer les négociations et il le met en garde que ses membres sont prêts à intensifier les moyens de pression s'il décide de faire la sourde oreille à leur demande.