La source de la contamination à la légionellose demeure un mystère.

Légionellose: les fontaines demeurent fermées

Après qu'une première analyse des eaux des cinq fontaines de la ville de Trois-Rivières ait démontré qu'elles ne sont pas la cause de l'éclosion de légionellose, la Ville les maintient à l'arrêt en attendant les résultats d'une deuxième analyse.
Suivant la recommandation du CIUSSS, l'administration municipale éliminera donc une autre cible des sources potentielles de transmission de la maladie si la deuxième analyse confirme la première. Ainsi, les fontaines du parc Champlain, de la place Pierre-Boucher, du parc Pie-XII, du parc des Chenaux et du parc des Commissaires devraient voir leurs valves rouvertes d'ici quelques jours.
En plus de l'inspection de ses fontaines, la Ville a aussi procédé à l'analyse de ses puits à l'est et de l'ouest de son territoire. Ces puits, qui servent à l'arrosage des aménagements paysagers, ont, eux aussi, été rayés de la liste des suspects. La Municipalité a également retiré de cette liste ses tours de refroidissement. «Nos équipements ne semblent pas être la source de l'éclosion», indique Yvan Toutant, responsable des relations publiques et des médias à la Ville de Trois-Rivières.
Depuis le début du mois de juillet, ce sont huit cas de légionellose qui se sont déclarés en région, dont la majorité est de Trois-Rivières.
Même si les autorités du CIUSSS sont toujours à la recherche de la cause de l'éclosion, il est bien possible qu'ils n'arrivent jamais à la découvrir. «On suit les recommandations du CIUSSS mais, souvent, on ne trouve pas la source d'une éclosion de légionellose», explique Yvan Toutant.
Rappelons que la légionellose peut entraîner des symptômes respiratoires graves allant, dans les cas extrêmes, jusqu'à la mort. Elle est causée par l'inhalation de fines gouttelettes d'eau contaminée par de grandes quantités de bactéries et mises en suspension dans l'air au moyen de tours de refroidissement, de fontaines, de spas et de chauffe-eau.