Steve Leblanc, coordonnateur du Regroupement des organismes de personnes handicapées, région Mauricie.

L'aide financière aux enfants handicapés s'améliore

Les doléances de différents organismes de défense des droits des personnes handicapées concernant l'arrivée d'un programme de soutien financier aux parents d'enfants lourdement handicapés commencent à être entendues.
Une récente rencontre entre des représentants de ces organismes et des gens du gouvernement du Québec laisse entrevoir une certaine amélioration dans l'application et la gestion de ce programme.
Le programme de supplément pour enfants nécessitant des soins exceptionnels fournit un soutien mensuel de 947 $ qui s'ajoute à la prestation de base mensuelle de 189 $.
Le 7 décembre, des représentants de ces groupes de défense sortaient sur la place publique pour dénoncer la sévérité des critères de ce programme contenant une enveloppe de 10 millions de dollars, ce qui élimine d'emblée plusieurs demandes.
Les nombreux documents à remplir et l'obligation de fournir plusieurs rapports d'experts avaient aussi été critiqués.
Steve Leblanc, directeur du Regroupement d'organismes de personnes handicapées de la Mauricie, disait alors que des représentations allaient être effectuées auprès du gouvernement afin de discuter de la situation. C'est ce qui s'est passé lundi: une rencontre a eu lieu avec la direction de Retraite Québec et le cabinet du ministère de la Famille et de l'Éducation.
L'objectif de cette réunion était de soumettre les irritants du programme et d'aborder certaines pistes de solution pour en améliorer l'accessibilité et la gestion. Les représentants des handicapés voulaient également sensibiliser leurs interlocuteurs à la nécessité de faciliter les démarches que les familles doivent réaliser.
«Nous avons eu une écoute favorable et une très grande ouverture d'esprit de la part de nos vis-à-vis. Nous avons obtenu l'assurance que dorénavant, une vigilance accrue sera portée aux demandes afin qu'aucun refus ne soit donné par voie téléphonique.
Dans le cas d'un refus, la correspondance y présentera les raisons et offrira l'occasion aux familles d'y apporter des éléments d'informations additionnels avant d'entrevoir la demande de révision. Considérant que la ligne est mince entre une limitation absolue permettant d'avoir accès à la mesure et une limitation grave, Retraite Québec ira, en la présence de ces dossiers, chercher un second avis extérieur», explique M. Leblanc.
Pour appuyer leurs positions, les représentants des personnes handicapées ont soumis une dizaine de témoignages, en plus de faire entendre les deux parents qui les accompagnaient. Les intervenants ont eu la belle surprise d'apprendre à ce moment qu'une demande déposée par une mère de famille avait été acceptée par le gouvernement. Cette nouvelle a été accueillie avec beaucoup d'émotion, selon M. Leblanc.
«C'est dans ce genre de moment que l'on comprend bien notre raison d'être à titre de regroupement de défense collective des droits.»
Plus de 1400 familles avec au moins un enfant handicapé habitent la Mauricie et le Centre-du-Québec.