Dimanche matin, 140 personnes ont participé à la Marche du rein dans le secteur Saint-Louis-de-France à Trois-Rivières.

La Marche du rein amasse plus de 15 000 $

Souvent silencieuses lorsqu'elles s'installent, les maladies du rein sont insidieuses. Lorsque les symptômes se font sentir, la destruction rénale est souvent déjà importante. Il est également fréquent de voir des membres d'une même famille souffrir de problèmes rénaux.
Sabrina et son père Daniel Turcotte.
Afin de poursuivre la recherche sur ces maladies, la Marche du rein tenue dimanche dans le secteur Saint-Louis-de-France a récolté 15 325 $ au profit de la Fondation canadienne du rein. 
Contraint de subir de l'hémodialyse et greffé à deux reprises, Daniel Turcotte savait que les membres de sa famille étaient plus à risque de développer une maladie du rein.
«Nous avons quatre cas de maladie du rein dans ma famille. Elle a touché deux de mes frères, une soeur et moi-même», avoue Daniel Turcotte, qui a dû recommencer de l'hémodialyse il y a trois ans lorsque son deuxième greffon a cessé de fonctionner. 
L'organisateur de la Marche du rein de Trois-Rivières et président de la Fondation canadienne du rein, section Mauricie, espérait fermement que sa fille de 22 ans, Sabrina, ne souffre pas comme lui. 
Malheureusement, la génétique n'était pas du côté de Sabrina Turcotte. Elle a appris ces dernières années qu'elle souffrait d'insuffisante rénale. «Aujourd'hui, c'est ma fille qui est atteinte», déplore M. Turcotte. «Ç'a été une déception pour moi. Je ne voulais pas que ça lui arrive. Elle est ma seule fille, je voulais qu'elle soit en santé.»
Sabrina Turcotte confie qu'elle est dans un état stable et qu'elle ne doit pas «encore» faire d'hémodialyse. «J'ai encore une bonne qualité de vie», précise la jeune femme consciente de ce qui l'attend. 
La maladie a toutefois modifié ses projets d'avenir. «Au départ, je voulais être avocate. J'ai toutefois mis ça de côté, je me dis ''on ne sait jamais''. C'est sûr que ç'a changé ma vision de la vie», confie-t-elle.
Greffé deux fois, Daniel Turcotte témoigne de l'importance du don d'organe. Il soutient que lorsqu'il a eu droit à des greffes, il a pu reprendre le cours normal de sa vie. Son quotidien et son travail n'étaient pas chamboulés.
«Le don d'organe fait une grosse différence. Lorsqu'on reçoit un nouveau rein, on a plus d'énergie, de temps libre et on coûte moins cher au système de santé. Ça fait vraiment une différence dans une vie», affirme-t-il. 
La prépondérance de maladies du rein chez certaines familles entraîne leurs membres à demeurer vigilants. Daniel Turcotte note toutefois qu'ils sont souvent suivis par un médecin. «Nous avons une famille ici à la marche dans laquelle ils sont une douzaine de personnes touchées par la maladie», soutient-il. 
Une des missions de la Fondation canadienne du rein est d'amasser de l'argent pour la recherche et pour la promotion du don d'organe. Daniel et Sabrina Turcotte ont espoir que les efforts de la Fondation pourront contribuer à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes. 
«Depuis que j'ai appris que j'avais une insuffisance rénale, j'ai plus envie de m'impliquer auprès de la Fondation», avoue la jeune femme qui était la photographe attitrée de la Marche du rein.