La Mauricie et le Centre-du-Québec avaient trôné au sommet des régions les plus touchées par la coqueluche en 2015.

La coqueluche demeure bien présente dans la région

L'éclosion de coqueluche de 2015 refuse de rendre l'âme. La vague est un peu moins forte en 2016, mais la Mauricie et le Centre-du-Québec pourraient bien afficher 250 cas d'ici la fin du mois de décembre.
Du 3 janvier au 10 décembre 2016, 231 cas ont été répertoriés, dont une cinquantaine au cours des trois derniers mois. La région conserve le deuxième rang au Québec, derrière Lanaudière (309 cas) et devant les Laurentides (176 cas).
Le bilan de 2016 sera inférieur aux 420 cas de 2015. Mais 2016 est à des années-lumière des statistiques de 2013 et de 2014 où on avait observé 13 et 11 cas.
«La conclusion qu'on peut tirer actuellement est que la coqueluche n'est pas revenue à son niveau de base. On n'arrive pas à éteindre la transmission», déclare la docteure Caroline Marcoux-Huard, médecin-conseil au département de la santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Trois facteurs peuvent expliquer cette situation. Les gens ayant la coqueluche ne sont pas toujours détectés, une certaine partie de la population n'est pas vaccinée et les mesures instaurées par les instances en santé ont leurs limites.
«Ça représente un cycle plus long que ce à quoi on se serait attendu. Notre impression est qu'on ne verra pas un pic aussi gros (qu'en 2015), mais j'avoue que ça semble perdurer», ajoute la docteure Marcoux-Huard, qui croit que la grande vigilance des médecins peut aussi être à l'origine de la croissance du nombre de cas.
La coqueluche semble migrer vers le sud. Trois-Rivières demeure le point central de l'éclosion avec 72 cas, suivie de la Vallée-de-la-Batiscan avec 44. Mais depuis une dizaine de semaines, les secteurs de Bécancour, de Nicolet et d'Arthabaska-l'Érable sont plus touchés.
Ce qui semble se maintenir est la catégorie d'âge des malades. Les enfants de 14 ans et moins demeurent les plus touchés. Les vacances de Noël qui approchent et le retour en classes en janvier seront probablement une période de l'année propice à la propagation.
La grippe: au ralenti
La saison de la grippe n'est pas encore arrivée. Selon le ministère de la Santé, l'activité grippale est faible. Il est difficile de prédire quand la grippe va frapper en force.
Par contre, les citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont été plus nombreux cette année à se faire vacciner. La dernière campagne de vaccination massive, qui s'est terminée au début de décembre, affiche un total de 43 290 vaccins administrés. Ce total était de 40 851 lors de la campagne de l'an dernier.
Le vaccin contre la grippe est toujours disponible dans les cabinets de médecins, dans des pharmacies et dans les CLSC.
Régions les plus touchées
Lanaudière: 309 cas
Mauricie-Centre-du-Québec: 231 cas
Laurentides: 176 cas