Depuis le début du mois de juillet, huit cas de légionellose ont été déclarés en Mauricie.

Éclosion de légionellose: l'enquête se poursuit

Le travail d'enquête du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec se poursuit afin de trouver la source de l'éclosion des cas de légionellose en région.
Rappelons que huit cas de la maladie se sont déclarés au mois de juillet, dont sept en deux semaines. Parmi ceux-ci, six personnes sont toujours hospitalisées.
«Les démarches suivent leur cours, on cherche activement une source commune», rappelle Caroline Marcoux-Huard, médecin-conseil au département de la santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSSMCQ).
La bonne nouvelle est qu'aucun autre cas ne s'est déclaré jusqu'à présent, mais plusieurs sources potentielles de contamination restent sur la table et sont toujours à l'étude. Les spas, commerciaux ou privés, les fontaines et les réservoirs à eau chaude sont autant de possibilités qui pourraient avoir contribué à la contamination d'un patient.
La Ville de Trois-Rivières a d'ailleurs pris la décision de fermer des fontaines sur son territoire alors que des échantillons de leur eau sont présentement sous analyse. «La Ville trouvait ça justifié de fermer les fontaines le temps des analyses», ajoute la médecin-conseil.
Même si le CIUSSS continue à investiguer, il est très possible qu'aucune source ne soit jamais identifiée et que l'éclosion s'arrête comme elle a commencé. «Lors d'une éclosion de légionellose, ça arrive souvent qu'on n'arrive pas à identifier la même bactérie que celle qu'on trouve dans l'environnement», précise Caroline Marcoux-Huard.
La chose est facilement explicable puisque la bactérie responsable de la maladie est omniprésente. «Si on en cherche, on va en trouver. Il y en a partout dans l'environnement. Mais on risque de ne pas trouver le même type», explique Mme Marcoux-Huard.
Si l'éclosion préoccupe le CIUSSS, il est tout de même important de spécifier que la situation est loin d'être hors de contrôle. 
«On tend à avoir une concentration de cas au mois de juin, juillet et août. [Huit cas] ça demeure de petits chiffres», explique la médecin-conseil.
La recherche d'une cause commune est toujours au centre des priorités alors que les autorités régionales travaillent en collaboration avec le ministère de la Santé et d'autres centres régionaux comme ceux de Québec et Lanaudière qui ont déjà été aux prises avec de graves problèmes de légionellose.
«L'objectif est qu'il n'y ait pas d'autres cas qui se déclarent», termine Mme Marcoux-Huard.
Il est à noter que quatre cas de légionellose se sont aussi déclarés en un mois en Estrie. Selon toute vraisemblance, la source de ces infections n'est toutefois pas la même.