Les infirmières du centre hospitalier de Trois-Rivières ont fait trois sit-in ce week-end pour protester contre le manque de personnel sur les équipes de soins.

Des infirmières protestent avec des sit-in

Trois-Rivières — Exaspérées de rentrer au travail et de constater qu’il manque du personnel sur leur équipe de soins, des infirmières du Centre hospitalier universitaire régional de Trois-Rivières ont protesté ce week-end en effectuant trois sit-in.

Avec les explosions d’influenza, les taux d’occupation de l’urgence du centre hospitalier de Trois-Rivières sont très élevés. D’ailleurs, le taux d’occupation sur civière à l’urgence de cet hôpital dimanche était de 100 %.

Lorsqu’elles se sont présentées au travail à 16 h samedi, les infirmières de l’urgence ont constaté que leur équipe n’était pas complète. Il manquait trois infirmières.

Elles ont alors décidé de ne pas entreprendre leur quart de travail en effectuant un sit-in, soit l’action de protester pacifiquement en refusant de se lever.

Dans ces conditions, le changement de relève ne pouvait être possible. L’équipe précédente a alors dû, selon son code de déontologie, demeurer en fonction jusqu’à 20 h, le temps que les infirmières supplémentaires arrivent.

Par la suite, la même situation s’est produite au changement de quart à minuit.

Dimanche, un troisième sit-it s’est produit à l’unité des soins intensifs, car il manquait encore des travailleurs. Sur les huit postes de l’équipe, il manquait trois travailleurs.

En entrevue, la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Nathalie Perron, affirmait que «les infirmières sont épuisées». «En étant à bout de souffle, elles se mettent à risque et mettent les patients à risque», a dénoncé la présidente du syndicat.

Nathalie Perron soutient de plus que ce type de protestation pourrait se multiplier dans les autres centres hospitaliers du CIUSSS de la Mauricie-Centre-du-Québec. «Si l’employeur ne fait rien, il va en avoir d’autres. C’est la crise actuellement», ajoute Mme Perron qui précise que les infirmières qui doivent faire des heures supplémentaires en raison des sit-in sont solidaires de leurs collègues.

Une rencontre entre le syndicat et la direction du CIUSSS est prévue jeudi cette semaine. Toutefois, il est fort possible que la présidente du syndicat demande au directeur général du CIUSSS, Martin Beaumont, de prendre part à une rencontre plus tôt cette semaine, tellement les infirmières sont exaspérées de la situation.