De gauche à droite: Josée Bourassa, directrice de La Lanterne, Lucie Wilson, adjointe administrative, Alyson Dargis intervenante et Sylvie Guilbert, membre du c.a. et membre du comité de financement.

De nouveaux partenaires pour La Lanterne

La Lanterne de Trois-Rivières s'apprête à signer une entente de collaboration avec le CIUSSS MCQ, une marque de reconnaissance très appréciée pour cet organisme qui, depuis 25 ans, soutient l'entourage immédiat des personnes atteintes de troubles majeurs de santé mentale.
L'organisme se réjouit aussi d'une collaboration amorcée récemment avec la Sécurité publique de Trois-Rivières qui permet au milieu policier d'employer des techniques d'intervention plus appropriées lors de gestions de crises en lien avec la santé mentale.
La directrice générale, Josée Bourassa, rappelle que La Lanterne est née d'un besoin «de personnes, de familles qui encadrent et supervisent de façon régulière une personne atteinte d'un trouble majeur en santé mentale d'un proche».
Ces personnes ont besoin «de se regrouper, de ventiler, d'information, de formation, de répit et d'activités de sensibilisation pour permettre à la communauté de mieux comprendre ce qu'est la problématique de santé mentale», résume la directrice.
«Ce sont des familles qui sont extrêmement stigmatisées et qui se retrouvent souvent très isolées, qui n'ont plus de réseau social, d'où l'importance d'avoir un lieu, un sentiment d'appartenance où l'on se sent accepté, où l'on ne se sent pas jugé», fait-elle valoir.
C'est justement le rôle que s'est donné La Lanterne depuis 25 ans en accompagnant plus de 500 personnes par année, dans la région, grâce à sa petite équipe de trois personnes. «Il se crée de l'entraide et du soutien qui vont même bien au-delà des services qu'on offre», constate-t-elle.
«De plus en plus, on va collaborer avec le CIUSSS MCQ», dit-elle. «De plus en plus, les psychiatres du centre hospitalier se déplacent pour venir rencontrer les familles pour leur expliquer nos cinq grandes majeures, soit la schizophrénie, le trouble bipolaire, le trouble de personnalité limite, la dépression et le trouble obsessionnel compulsif», indique Mme Bourassa.
Chaque année, La Lanterne invite des experts «pour répondre aux questions des familles», dit-elle, très heureuse de cette collaboration qui «s'améliore et prend une tournure beaucoup plus officielle de sorte qu'on va signer une entente de collaboration officielle avec le CIUSSS MCQ», précise-t-elle. «C'est une très belle avancée.»
Grâce à cette entente, le CIUSSS va donc référer les familles à La Lanterne. «On va harmoniser nos services», résume-t-elle.
La Sécurité publique de Trois-Rivières, de son côté, a invité La Lanterne à donner plusieurs sessions d'information sur la réalité des familles, «surtout en gestion de crise», précise Mme Bourassa, «tout ça dans le but d'amener des pistes de réflexion et dans le but d'améliorer la qualité des interventions.» «On a touché à certaines techniques d'intervention beaucoup plus appropriées selon le type de problématique», explique-t-elle.
La directrice estime que le nouveau plan de santé mentale du ministre Barrette «oblige, d'une certaine façon, à harmoniser nos services». Déjà, les résultats se font sentir. «Une intervenante d'ici a accompagné un enquêteur chez une famille», illustre-t-elle.
L'organisme La Lanterne est situé sur la rue Fusey, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Il est conseillé de prendre rendez-vous avant de se présenter.
Une activité de financement se déroulera le 9 septembre, de 9 h à 17 h au Café Frida, rue des Forges, au centre-ville de Trois-Rivières. Il s'agit d'une vente de livres usagés à bons prix et à thématiques diversifiées. Tous les profits seront versés à La Lanterne.