Tous les quarts de travail n'ont pas encore été comblés par un médecin à l'urgence Cloutier-du Rivage.

Cloutier-du Rivage: la situation de l'urgence encore problématique

La situation dans laquelle se retrouve l'urgence du Centre Cloutier-du Rivage du secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières continue d'inquiéter au plus haut point le Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Même si quatre quarts de travail de soir sur sept sont maintenant comblés par des médecins - il n'y en avait que trois lorsque les activités de cette urgence ont repris leur cours normal au début du mois de septembre - ce regroupement de professionnelles de la santé rappelle qu'il est essentiel que la population puisse se présenter dans une urgence sécuritaire avec des services médicaux, et ce, sept soirs sur sept.
Rappelons que les services de cette urgence avaient été amputés de quatre heures par jour pour la période estivale, passant de 14 heures par jour (8 h à 22 h) à 10 heures par jour (8 h à 18 h). L'horaire normal devait revenir le 3 septembre dernier.
Selon la présidente du Syndicat, Nathalie Perron, il est inconcevable qu'un patient se présente dans une urgence au Québec et apprenne seulement à ce moment qu'il devra se rendre dans une autre car il n'y a pas de médecin sur place. Elle ajoute que des transferts en ambulance vers l'hôpital de Trois-Rivières ont été nécessaires au cours des dernières semaines car des patients qui s'étaient présentés à Cloutier-du Rivage devaient être rapidement vus par un médecin.
«On se questionne par rapport à la sécurité de la population et le manque d'information [à laquelle elle a droit]», soutient la dirigeante syndicale.
Le Syndicat martèle que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se doit d'intervenir afin de dénouer l'impasse. Mme Perron indique par ailleurs qu'il est probable que des moyens de pression concrets soient mis en branle prochainement afin de presser le ministre d'agir.
Au moment d'écrire ces lignes, il n'avait pas été possible de s'entretenir avec un représentant du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec afin de savoir si des médecins s'étaient récemment montrés intéressés à combler les quarts de travail toujours disponibles.