Le centre hospitalier régional de Trois-Rivières.

CIUSSS-MCQ: une pétition contre la hausse des prix de cafétéria

En apprenant que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) souhaitait augmenter les prix dans ses cafétérias, le personnel médical de la région s'est mobilisé pour protester contre cette mesure. En effet, un millier d'employés du CIUSSS ont signé une pétition qui demande à l'administration de faire marche arrière.
Le CIUSSS MCQ a entrepris des démarches dans le but d'uniformiser les prix de cafétéria dans l'ensemble de ses établissements. L'administration de l'établissement de santé a fait parvenir à ses employés une note de service à cet effet. Si le document en question ne mentionne pas de hausse à proprement parler, des discussions avec les responsables ont révélé que la tendance serait à l'augmentation. Cette révélation a semé la colère chez les employés, qui commencent à en avoir assez de payer.
Au cours des dernières années, les employés du CIUSSS ont dû digérer plusieurs hausses relatives aux services qu'ils emploient. Il y a deux ans, l'établissement de santé a mis en place une augmentation graduelle du prix du stationnement. Au terme de la période de hausse, les coûts reliés au stationnement équivaudront au double du prix de départ. 
Au printemps dernier, le CIUSSS avait également augmenté le prix des repas de 1,65 %. Aujourd'hui, il semble que l'administration souhaite récidiver. De l'avis de Pascal Bastarache, président du syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers du CIUSSS-MCQ, il fallait faire quelque chose pour dénoncer la situation.   
«Nous avons lancé une pétition pour nous opposer à la hausse des prix. Nous avons déjà amassé 1000 signatures, à Trois-Rivières seulement. D'autres signatures vont bientôt s'y ajouter, notamment en provenance des hôpitaux de Drummondville, Victoriaville et La Tuque», affirme M. Bastarache.
Ces augmentations commencent à avoir un impact sur les finances des employés. Or, M. Bastarache a indiqué que les cafétérias généraient d'immenses profits pour les hôpitaux. Il se demande ainsi pourquoi l'administration désire piger dans les poches des employés, alors qu'elle dispose de surplus importants. «Nos augmentations salariales ne suivent pas le coût de la vie. Avec la réforme Barrette, le gouvernement se vante d'accumuler d'énormes surplus budgétaires. Il n'est cependant pas obligé d'attendre les élections avant de les utiliser», a-t-il lancé.
Le président du syndicat a également mentionné qu'il craignait que la qualité générale de la nourriture servie dans les cafétérias du CIUSSS soit affectée. «Les employés ont été avertis que l'administration pourrait couper dans les repas. Or, cela pourrait avoir un impact sur la qualité. Nous avions des potages avec des morceaux de viandes et de légumes, mais nous pourrions nous retrouver avec des potages liquides. Nous avions également une assiette de boeuf jardinier, mais il se pourrait que le CIUSSS retire les légumes pour économiser», s'inquiète M. Bastarache.