Vanessa Bouchard, agente de communication et de développement, et Florence Pauquay, directrice générale de l'Appui Mauricie, entourent Janyse L. Pichette, proche aidante, et Marianne Daveluy, adjointe à la direction de Carpe Diem.

Alzheimer: du soutien pour les proches aidants

La maladie d'Alzheimer bouleverse la vie des personnes qui en sont atteintes, évidemment. Mais ses répercussions touchent également les proches des gens qui en sont affectés. En ce mois de sensibilisation à la maladie d'Alzheimer et aux maladies apparentées, l'Appui Mauricie souhaite mettre en valeur le rôle des proches aidants d'aînés, mais aussi leur rappeler l'importance de demander de l'aide.
«Moi, je ne me considère pas comme une proche aidante. C'est mon conjoint, c'est ma mère. Donc, je ne suis pas une proche aidante», lance Janyse L. Pichette, invitée à témoigner du soutien reçu de la part des ressources de la région quand il est devenu évident que son mari souffrait de la maladie d'Alzheimer.
Cette réticence à se percevoir comme aidant naturel est partagée par plusieurs personnes, de tous âges, qui prennent soin à un degré ou à un autre d'une personne malade et/ou en perte d'autonomie.
L'Appui Mauricie a à coeur l'enjeu de la reconnaissance du rôle des proches aidants par eux-mêmes et par leur entourage. Vulnérables à l'isolement et à l'épuisement, les proches aidants ne doivent pas hésiter à bénéficier des services de soutien qui leur sont offerts.
Sous le thème «Les proches aidants aussi sont touchés par la maladie d'Alzheimer», une campagne de sensibilisation réalisée en partenariat avec Carpe Diem - Centre de ressources Alzheimer proposera en janvier des activités d'information et de formation en lien avec la maladie.
«Dans un premier temps, on fait du déni. Tout le monde autour de toi remarque du changement mais se garde de t'en parler. De toute façon, on répondrait que ça va très bien. Et un jour, on commence à remarquer des petites choses qui s'amplifient», raconte Janyse Pichette, qui s'est finalement rendue à l'évidence quand son mari lui a demandé, le 23 décembre 2015, «Janyse, elle revient à quelle heure de travailler?» 
Toujours sur le marché du travail, Mme Pichette a dès ce moment obtenu de l'aide de l'Association des aidants naturels du bassin de Maskinongé, de Carpe Diem et de l'Unité de courte durée gériatrique du CSSS de Maskinongé.
Elle a pu obtenir qu'une «gardienne» demeure avec son mari à temps plein pendant qu'elle était au travail, ce qui lui a permis de maintenir son équilibre. «J'ai pu garder mon conjoint à la maison jusqu'à l'automne 2016. Si on veut continuer, il ne faut pas avoir peur de demander de l'aide. Rester isolé n'est pas la solution. Il faut s'entourer, se créer de bons filets», partage Mme Pichette, dont le mari vit maintenant en CHSLD.
Les activités
Le Regroupement des aidants naturels de la Mauricie propose deux conférences, une le 18 janvier à 19 h intitulée Alzheimer et maladies apparentées - Mieux comprendre pour mieux accompagner, prononcée par Nicole Poirier, fondatrice et directrice générale de Carpe Diem, et l'autre, Mythes et réalités sur la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées, offerte par Simona Brambati et Maxime Montembeault le 24 janvier à 13 h 30.
Carpe Diem proposera aussi des conférences le 12 janvier à Saint-Paulin et le 17 dans le secteur Grand-Mère, avec Christine Charest, ainsi que le 24 à Saint-Mathieu-du-Parc avec Charlotte Berjon.
Le 19 janvier, l'Association des personnes aidantes de la Vallée-de-la-Batiscan organise une soirée d'information sous le thème «Dans la peau d'une personne vivant avec la maladie d'Alzheimer». Enfin, les 27 et 31 janvier, l'Association des aidants naturels du bassin de Maskinongé présente un spectacle où des aidants offriront des performances dansées. Les détails sur toutes ces activités se trouvent sur le site de l'Appui Mauricie.