Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Santé, transport et fibre optique

Bécancour — Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, est à faire connaître sa liste d’épicerie aux candidats dans Nicolet-Bécancour et ses doléances touchent différents domaines.

«Il y a urgence de sécuriser la 55, à la hauteur de la rue Forest», a-t-il fait savoir, en marge de la séance régulière du conseil municipal. Et il dénonce les délais «invivables» occasionnés par le ministère de l’Environnement et la Commission de protection du territoire agricole.

Par ailleurs, le premier magistrat aimerait bien que les sept millions de dollars annoncés pour le déploiement de la fibre optique soient versés, dont plus de 5,2 millions de dollars proviennent du provincial.

Dans le secteur de la santé, M. Dubois veut s’assurer de maintenir un corridor de services avec Trois-Rivières dans l’éventualité d’un centre intégré de santé et de services sociaux spécifique au Centre-du-Québec. «Et nous voulons avoir accès au ministre régional», lance-t-il comme autre revendication.

À la suite de sa rencontre avec le maire de Bécancour, la candidate du Parti québécois, Lucie Allard, juge prioritaire le doublement de l’autoroute 55.

«Je deviendrai la députée la plus achalante qui soit pour sa concrétisation. Ce sont des travaux nécessaires qui représentent un enjeu de sécurité de taille, notamment la portion entre Saint-Grégoire et Saint-Célestin. Les derniers investissements importants dans ce dossier avaient été réalisés par le PQ, qui avait reconnu l’importance de ces travaux et tenu ses engagements», a-t-elle rappelé.

Concernant le traitement des dossiers soumis à la Commission de protection du territoire agricole, sa formation politique fait de l’accélération des procédures l’une de ses six mesures phares pour soutenir et développer l’agriculture. «Il faut simplifier le processus et l’assouplir pour qu’il réponde rapidement aux besoins spécifiques de chaque région», mentionne Mme Allard.

Dans le même souci de décentralisation, le PQ propose, dit-elle, d’élaborer une loi-cadre sur la régionalisation. «Les régions doivent avoir une réelle autonomie dans le choix de leur modèle de concertation régionale», explique celle qui est présidente du conseil d’administration du CLD de la MRC de Bécancour depuis 2016. «Le PQ propose de redonner la pleine possession de leurs moyens aux régions. Ainsi, elles auront chacune un sous-ministre, relevant du premier ministre, dont le rôle sera d’assurer la coordination des fonds publics investis selon les besoins du milieu», renchérit la candidate péquiste.

Face aux interrogations des élus dans le domaine de la santé, Lucie Allard a résumé l’approche de son parti, qui repose encore une fois sur la décentralisation, soit rapprocher les lieux de décisions des patients et préserver les corridors naturels de services. «Ça veut dire, par exemple, qu’un patient de Bécancour continuera de recevoir des services à Trois-Rivières même si on décentralise les lieux de décisions vers la région 17. Je m’y engage formellement et j’ai reçu des engagements fermes de mon parti à ce sujet», assure-t-elle.

Quant au dossier de la fibre optique «qui s’éternise à Bécancour», cette dernière se désole que le gouvernement n’ait pas versé un sou de la subvention de 5 249 423 $ promis en novembre 2017. Elle soutient que toutes les ententes signées par Québec à ce sujet seront respectées par un gouvernement du Parti québécois et que celui-ci livrera la marchandise.

«La population a trop attendu et c’est difficile de faire pire que le Parti libéral dans ce dossier», conclut-elle.