Maxime Déziel-Gervais, directeur général de L’Avenue Libre, et Marianne Cornu, directrice générale du Gyroscope.

Santé mentale: en parler pour mieux aider

LOUISEVILLE — À l’occasion de la Semaine nationale de la santé mentale, deux organismes communautaires dédiés aux personnes souffrant de troubles de santé mentale et leurs proches se sont réunis, vendredi, afin de sensibiliser la population à la réalité des troubles de santé mentale, ainsi que pour rappeler à la population les services qui sont dispensés sur le territoire.

L’Avenue Libre du Bassin de Maskinongé, un groupe d’entraide et centre de jour en santé mentale, de même que le Gyroscope du Bassin de Maskinongé, une association pour parents et amis de la personne atteinte d’un trouble de santé mentale, ont uni leurs voix dans le cadre d’une porte ouverte se tenant dans les locaux de L’Avenue Libre.

Selon les plus récentes statistiques, au Québec, une personne sur cinq souffrira au cours de sa vie de problèmes reliés à sa santé mentale.

Sur le territoire de Maskinongé, où l’on recensait 36 316 personnes en 2016, ce sont donc 7263 personnes qui pourraient présenter des symptômes reliés à un trouble de santé mentale, notent les deux organismes. «Nous pouvons compter au minimum autant de membres de l’entourage, partant du principe que chaque personnes aux prises avec un problème de santé mentale compte au moins une personne significative dans son entourage», ajoutent les ressources.

Maxime Déziel-Gervais, directeur général de L’Avenue Libre, et Marianne Cornu, directrice générale du Gyroscope, croient que c’est en parlant sans tabous que les gens s’ouvriront davantage et iront chercher l’aide requise pour favoriser le rétablissement.

De nombreux préjugés et de fausses croyances persistent toujours au sujet de la maladie mentale. Par ailleurs, la détresse des personnes de l’entourage mérite également d’être entendue, alors que la maladie de leur proche a de grandes répercussions sur leur vie.

Les deux organismes tendent ainsi la main à la population afin de faire preuve d’ouverture, d’empathie et surtout à ne jamais hésiter à les contacter pour venir chercher de l’aide, du soutien ou tout simplement de l’information pour mieux comprendre les troubles de santé mentale.