Santé

60 millions $ pour l'urgence de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie

SHAWINIGAN — Promesse des libéraux au cours de la campagne électorale de 2014, le projet d’agrandissement et de réaménagement de l’urgence de l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie verra le jour au cours des prochaines années. Sa réalisation nécessitera un investissement total de 60 millions de dollars.

Malgré les conditions routières difficiles, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s’est déplacé à Shawinigan, lundi après-midi, pour confirmer que ce projet est maintenant inscrit au Plan québécois des infrastructures (PQI) comme projet à l’étude. La production du dossier d’opportunité peut donc être amorcée. Un montant de 1,525 million $ sera consacré à la réalisation de cette étape et de l’ensemble des études requises, un processus qui s’échelonnera jusqu’à l’automne 2019. 

Le ministre était accompagné pour l’occasion de la ministre du Tourisme et députée de Laviolette, Julie Boulet, et du député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.

Cet important et très attendu projet consistera à ajouter une nouvelle aile d’une superficie totale de 5524 m2 et d’un réaménagement de 835 m2. Avec ces installations bonifiées, le personnel de l’urgence sera en mesure d’améliorer le cheminement de la clientèle ainsi que la qualité de sa prise en charge, de mieux définir les différentes zones selon le statut clinique des usagers et d’offrir un environnement plus convivial et confortable aux usagers.

Concrètement, les améliorations permettront de corriger des lacunes fonctionnelles dans la taille et la disposition de plusieurs secteurs de l’urgence afin de se conformer aux normes actuelles. Une zone d’évaluation rapide, des salles de bain supplémentaires, une aire de décontamination dans le garage des ambulances, un salon pour les familles, l’agrandissement de l’aire de choc, l’amélioration de l’organisation de la salle des civières – qui offrira plus d’intimité aux patients et plus de fonctionnalité au personnel soignant – et une unité d’hospitalisation brève feront notamment partie des améliorations.

Même si les élections s’en viennent à grands pas et que les analystes politiques s’entendent pour dire que les différents partis sont déjà en campagne électorale, le ministre Barrette martèle qu’il ne s’agit pas d’une annonce électoraliste et assure que l’hôpital shawiniganais aura une nouvelle urgence dans trois ou quatre ans. 

«En campagne électorale, on avait dit qu’on allait mener ce projet-là à bon port et c’est ce que nous avons fait aujourd’hui. De plus, [le projet] c’est inscrit au PQI. Conséquemment, il est provisionné. Et aujourd’hui, on dégage 1,5 million $ pour commencer à faire les travaux préparatoires. Et à partir du moment où la roue tourne, elle va tourner jusqu’à destination. Ce projet-là ne va pas arrêter. C’est impossible. Et la séquence que je vous décris à l’instant, c’est la même pour tous les projets que l’on a faits. [...] Ce qui est inscrit au PQI, ça ne peut pas arrêter. Il est coulé dans le béton du budget», insiste-t-il.

Le ministre de la Santé reconnaît par contre que la coupe du ruban n’est pas pour demain. En raison de son importance, il ne voit pas comment le projet pourrait être réalisé en moins de trois ans.

«Juste pour vous donner une idée, 6000 m2, si on mettait tout ça sur un même étage, c’est un terrain de football. C’est un gros bâtiment qui sera construit, alors ça prendra du temps pour faire les premiers concepts, les plans et devis et tout ça. On parle donc d’une mise en opération avec les premiers patients dans quatre ans et c’est tout à fait normal», explique le ministre.

Fait à noter, les 60 millions $ annoncés constituent un montant beaucoup plus élevé que celui qui avait été avancé lorsque le projet a fait surface pour la première fois, il y a déjà quelques années. Initialement, les élus croyaient qu’un investissement se chiffrant entre 10 et 15 millions de dollars allait être suffisant pour le mener à terme. Lors de la campagne électorale de 2014, les libéraux s’étaient engagés à y consacrer 34 millions $.

Pierre Giguère satisfait

L’actuel député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, se dit très satisfait que ce projet soit annoncé au cours de son mandat actuel, d’autant plus qu’il constituait l’une des seules promesses qu’il avait faites pendant sa campagne électorale. 

Rappelons qu’en raison du redécoupage électoral, la circonscription de Saint-Maurice disparaîtra à la fin du présent mandat. Le territoire qu’elle couvre sera réparti dans les circonscriptions limitrophes, dont celle de Laviolette, qui portera le nom de Laviolette – Saint-Maurice. Julie Boulet a été préférée à M. Giguère par le premier ministre Philippe Couillard pour y défendre les couleurs libérales.

Le député s’était engagé à donner son maximum pour ses concitoyens jusqu’à la fin du mandat lorsque son chef a annoncé son choix. Il laisse d’ailleurs sous-entendre qu’il est plutôt fier de ses récentes réalisations et il ajoute qu’il n’entend pas s’arrêter là, faisant référence à l’agrandissement de l’école de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. 

Par ailleurs, il n’hésite pas à qualifier d’exceptionnelle la visite du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, la semaine dernière. Il espère qu’une annonce positive soit faite avant l’été dans ce dossier.

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La superclinique de Trois-Rivières inaugurée

Trois-Rivières — Avec un objectif d’accueillir quelque 20 000 patients au cours de sa première année d’existence, la superclinique de Trois-Rivières aura, grâce à sa mission, un impact direct sur l’achalandage dans les urgences trifluviennes.

La superclinique du boulevard du Carmel a été inaugurée lundi, lors de son tout premier jour de fonctionnement. Quelque 20 professionnels de la santé, dont une quinzaine de médecins, composent l’équipe de la première superclinique de la région. Son mandat est d’offrir un meilleur accès aux soins de santé de première ligne.

«À Cloutier et au CHRTR, il y a 50 000 visites annuellement pour des P-4 et P-5 (cas d’otite, de brûlure mineure, d’infection urinaire). La superclinique en démarrage a l’objectif de 20 000 visites annuellement. Au fil du temps, d’ici deux ans, nous verrons à augmenter notre prestation de services à entre 25 000 et 30 000 visites annuellement. Ça vient réduire la pression», déclare le docteur Pierre Martin, chef adjoint du Groupe de médecine familiale (GMF) du Cap qui est l’administrateur de cette superclinique.

Environ 85 % de la population a un médecin de famille. Ce dernier demeure la première option pour accéder aux soins de santé, de même que les plages horaires du GMF pour le service sans rendez-vous. La superclinique s’occupera des gens orphelins de médecin.

«Il y a 19 500 personnes sans médecin de famille. La superclinique va faire toute une différence», estime Karine Lampron, directrice adjointe des services de soins ambulatoires de santé primaire et gestion des maladies chroniques au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«C’est une journée importante pour les citoyens, déclare le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard. On parle d’un modèle novateur, mieux adapté à nos sociétés, qui permet un accès beaucoup plus rapide.»

Ce projet de superclinique a pris trois ans avant d’être réalisé. Il fallait aménager une bâtisse de 5500 pieds carrés avec tout ce que ça comporte comme exigences en disposition de bureaux de consultation, en pose d’équipements médicaux, en installation du réseau informatique, etc. Quelque 450 000 $ ont été investis.

«On peut dire: enfin! Ça fait longtemps qu’on en parle», raconte le docteur Pierre Martin, qui a insisté sur la nécessité de miser sur des médecins dévoués à la cause afin de couvrir les plages horaires de la superclinique qui seront de 8 h à 20 h, sept jours par semaine, dès le 30 avril.

«Le principal défi est la participation médicale. On impose aux finissants en médecine des heures de garde à la superclinique. C’est ce qui fait que c’est possible», ajoute la docteure Michèle Fournier, membre du GMF du Cap et une des responsables du projet de superclinique.

Sa collègue Janie St-Onge exprimait volontiers son enthousiasme lors de l’ouverture officielle de la superclinique. La docteure St-Onge s’est grandement impliquée dans ce projet qui évitera à bien du monde de patienter durant des heures dans une salle d’attente d’une urgence.

«À l’urgence, l’infirmière au triage pourra référer le patient au bon endroit. Le patient ne passera pas la nuit à l’urgence: il prend rendez-vous et se présente ici pour la consultation.»

Selon la docteure St-Onge, chaque médecin verra entre 26 et 35 patients par jour. À deux médecins par jour, c’est entre 52 et 70 personnes qui obtiendront quotidiennement une consultation médicale à l’extérieur des services d’urgence.

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Vaccins gelés à la Polyclinique du Cap

Trois-Rivières — Quelque 500 patients de la Polyclinique du Cap ont eu une mauvaise surprise il y a quelques jours en apprenant que leurs vaccins de désensibilisation aux allergies avaient pris le chemin des poubelles en raison d’un problème du système de réfrigération de cette clinique trifluvienne.

La clinique conserve gratuitement les bouteilles de désensibilisant dans un frigo pour accommoder les patients et s’assurer que le produit est conservé dans un environnement contrôlé. Mais la température a dramatiquement chuté dans l’unité de réfrigération, faisant geler les vaccins.

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De l’espoir pour les bébés prématurés

TROIS-RIVIÈRES — À sa naissance, Nicolas Lebel ne pesait que 1043 grammes. Petit et fragile, il était né trois mois plus tôt que prévu. Près de 25 ans plus tard, le jeune homme souhaite venir en aide aux bébés prématurés en lançant une campagne de sociofinancement au profil du Centre mère-enfant Soleil du CHU de Québec-Université Laval.

La date prévue de la naissance de Nicolas Lebel était le 6 mars 1994. Toutefois, la nature a voulu qu’il se pointe le bout du nez beaucoup plus rapidement, soit le 6 décembre de la même année que la dernière conquête de la Coupe Stanley par les Canadiens de Montréal en 1993. «On peut tous avoir un jour possiblement besoin des services du Centre mère-enfant», affirme le jeune homme de 24 ans originaire de Saint-Narcisse maintenant établi à Rivière-du-Loup. «Les soins aux bébés prématurés nécessitent beaucoup d’équipements. Par exemple, Québec fournit trois thermomètres par étage pour la néonatalogie, mais en vérité le personnel en aurait besoin de quinze. Et ça coûte cher, c’est 1200 $ du thermomètre.»

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Mettre son vécu au profit des autres

SHAWINIGAN — Afin de soutenir les femmes atteintes du cancer du sein, l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, par l’entremise de son service d’oncologie, a procédé à l’implantation du tout nouveau projet Parole-Onco, financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Ce dernier vise à introduire des femmes, qui ont vécu une maladie ou un parcours de soins similaires, au sein de l’équipe médicale afin d’accompagner d’autres usagères qui ont à vivre avec un cancer du sein.

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«On a tout mis en œuvre pour s’assurer de la couverture»

LA TUQUE— Une femme enceinte de La Tuque a lancé un cri du cœur sur les réseaux sociaux, jeudi, affirmant qu’il y aurait rupture de service d’anesthésiologie pendant trois semaines au mois d’avril. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) a tenu à rassurer la population et a assuré qu’il y aurait du service d’anesthésiologie.

«On veut être rassurant. À l’heure actuelle, on n’anticipe aucune rupture de service en anesthésiologie au centre de services du Haut Saint-Maurice. Dans notre souci d’offrir un service de qualité à la population, on a tout mis en œuvre pour s’assurer de la couverture», a fait savoir Valérie Provencher, agente d’information au CIUSSS-MCQ.

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70 960 $ remis à différents établissements de la région

TROIS-RIVIÈRES— Dans le cadre de la tournée des octrois, les porte-parole d’Opération Enfant Soleil, Jean-François Breau et Maxime Landry, ont remis la somme de 70 960 $ au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS-MCQ) et à d’autres établissements de la région.

Effectivement, le CIUSSS-MCQ a reçu un montant de 33 998 $. Cela permettra de faire l’achat d’équipements pour un meilleur suivi auprès de la jeune clientèle. C’est donc cinq lits et tables de chevet, deux mini-perfuseurs, une trousse d’urgence et de réanimation, deux pèse-bébés et un saturomètre portatif qui seront achetés grâce à Opération Enfant Soleil.

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Rémunération des médecins: le cas québécois intéresse CNN

La chaîne de nouvelles américaine CNN consacre un article à la hausse de rémunération des médecins québécois et à la pétition de ces derniers enjoignant le gouvernement provincial de réinvestir ces sommes dans le système de santé, dans un texte publié sur son site internet, jeudi.

«Que feriez-vous si vos collègues et vous receviez une hausse d’honoraires de 700M $? Si vous êtes un groupe de médecins canadiens, vous vous y opposez», écrivent les journalistes Doug Criss et Carma Hassan.

Ces derniers expliquent que certains médecins québécois, dont le salaire moyen est estimé à 260000 $ par année, ont signé une pétition rejetant la hausse de plusieurs centaines de millions de dollars obtenue à la suite de négociations avec le gouvernement provincial, le mois dernier.

«Ces augmentations sont d’autant plus choquantes que nos collègues infirmières et infirmiers, préposées, commis et autres professionnelles subissent des conditions de travail très difficiles tandis que nos patientes vivent avec le manque d’accès aux services requis à cause des coupures draconiennes des dernières années […] La seule chose qui semble être immune aux coupes est notre rémunération», poursuit CNN, citant la pétition de Médecins québécois pour le régime public (MQRP).

Émilie Ricard

CNN soutient en outre que c’est la situation des infirmières québécoises, épuisées et sous-payées, qui a poussé les médecins à lancer leur pétition. L’article cite en exemple l’infirmière de Shawinigan Émilie Ricard, qui a décrié la situation sur les médias sociaux en janvier, après le ministre Barrette eut déclaré que la réforme du système de santé était un succès.

«Je suis brisée par mon métier, j’ai honte de la pauvreté des soins que je prodigue dans la mesure du possible. Mon système de santé est malade et mourant», avait écrit Ricard, racontant devoir s’occuper seule de 70 patients.

Le ministre Barrette s’est par la suite engagé à améliorer les conditions de travail des infirmières.

Estimant le nombre de signataires à 700, CNN rappelle que l’entente survenue le gouvernement québécois et les médecins confère une hausse de rémunération de 1,4 % à 10 000 médecins, gonflant l’enveloppe consacrée à leurs salaires de 4,7 milliards $ à 5,4 milliards $.

Questionné sur le sujet par CNN, le ministre de la Santé et des services sociaux Gaétan Barrette s’est dit capable de vivre avec la position des médecins, en autant que la majorité d’entre eux s’entend pour laisser l’argent sur la table.

«[Le refus des médecins] est quelque chose que je peux accepter si les médecins l’acceptent entre eux. Mais les médecins qui ont pris cette position sont encore une petite minorité, a commenté le ministre.

«Ils fonctionnent comme un syndicat. En termes de rémunération, ils sont représentés par un groupe qui négocie avec le gouvernement», a-t-il conclu.

Santé

Décès d’une ado: Éduc’alcool somme Santé Canada d'intervenir

MONTRÉAL — Éduc'alcool interpelle Santé Canada pour qu'il encadre davantage la vente de boissons énergisantes alcoolisées, qui pourraient être liées au décès accidentel d'une adolescente de 14 ans à Laval, survenu plus tôt cette semaine.

Le résultat des analyses toxicologiques sur le corps d'Athena Gervais n'a pas encore été dévoilé, mais selon les informations de La Presse, la jeune fille et ses amis auraient volé des cannettes de la boisson sucrée alcoolisée FCKD UP dans un Provi-Soir près de l'école à l'heure du dîner lundi et en auraient bu.

Dans la foulée de ce drame, Couche-Tard, à qui la chaîne Provi-Soir est affiliée, a annoncé vendredi soir le retrait immédiat de la boisson FCKD UP de tous ses magasins. Citant «les événements survenus dans les dernières heures», le géant du commerce d'accommodation a indiqué dans un communiqué qu'il avait pris la décision de «volontairement retirer de ses tablettes» ce produit, et ce, même si sa vente est légalement permise.

Aldo Geloso, coprésident du groupe Geloso qui est propriétaire de la marque FCKD UP a transmis ses condoléances à la famille de la victime et s'est dit ouvert à retirer le produit, mais «de concert avec les autres producteurs». Dans une déclaration écrite transmise à La Presse canadienne, M. Geloso s'est engagé à «travailler à une refonte complète du marketing» de ce produit.

Il a aussi appelé les autorités à mettre sur pied un groupe de concertation pour trouver des solutions afin de dissuader les mineurs à consommer cette boisson.

Or, selon Hubert Sacy, directeur général d'Éduc'alcool, il est temps que le gouvernement fédéral s'implique pour encadrer davantage ces produits qui sont jugés dangereux par les experts.

Selon M. Sacy, une seule cannette de ce type de boissons équivaut à quatre consommations alcoolisées. De plus, les effets de l'alcool sont camouflés par le guarana, une substance qui contient une forte teneur en caféine, selon Santé Canada.

«Éveiller nos consciences»

Le directeur général exhorte donc le gouvernement fédéral de mieux encadrer ces produits. Il suggère notamment de diminuer leur teneur en alcool et de rendre leur emballage moins attrayant. Selon lui, ces boissons devraient peut-être se retrouver seulement dans les Sociétés des alcools du Québec (SAQ) et non dans les épiceries et dépanneurs.

«Il suffit d'aller dans les urgences des hôpitaux à toutes les fins de semaine pour constater que ce n'est pas un produit inoffensif», a-t-il soutenu en entrevue téléphonique.

«Ce qui est important aujourd'hui, ce n'est pas de dire qui a fait quoi, qui a été gentil et qui a été méchant. Ce qui est important, c'est qu'on profite de l'émotion qu'a provoquée cet incident tellement triste pour éveiller nos consciences et nous sensibiliser à l'importance de ne pas banaliser ce produit qu'est l'alcool», a-t-il ajouté.

Dans un courriel transmis à La Presse canadienne en fin d'après-midi, samedi, Santé Canada, après avoir rappelé que la commercialisation des boissons alcoolisées et les restrictions au point de vente au Canada relèvent généralement de la compétence des provinces et des territoires, a dit «travailler déjà avec le gouvernement du Québec afin de se pencher sur la question».

L'organisme a signalé que les boissons alcoolisées n'ont pas besoin d'être évaluées ou approuvées par Santé Canada avant leur mise en marché. «De tels produits peuvent être vendus légalement au Canada, à condition qu'ils respectent toutes les exigences générales en matière de salubrité des aliments, ainsi que toutes les exigences qui sont propres à ce type de produits», a indiqué le chef des relations avec les médias de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada, Éric Morrissette.

Le ministère de la Santé du Québec dissuade aussi les consommateurs à mélanger boissons énergisantes et alcool.

«L'effet stimulant des boissons énergisantes peut masquer l'effet dépresseur de l'alcool. Une personne qui consomme les deux substances en même temps peut par exemple croire que sa coordination ou ses réflexes sont intacts. Toutefois, ce n'est pas le cas car les effets de l'alcool restent les mêmes lorsqu'il est mélangé à une boisson énergisante», est-il écrit sur le site du ministère.

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Cibler les vrais problèmes

Trois-Rivières — L’alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) croit qu’il serait plus pertinent de s’interroger sur les raisons qui entraînent l’élévation du taux d’absentéisme du personnel du CIUSSS MCQ plutôt que de tenter d’influencer les médecins traitants sur les conséquences des billets d’absences qu’ils émettent à leurs patients qui y travaillent.

En effet, selon Sylvie Godin, répondante politique APTS pour le CIUSSS MCQ, en agissant de la sorte il serait possible de mettre le doigt sur les réels problèmes.