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Défi têtes rasées: un geste qui signifie beaucoup

TROIS-RIVIÈRES— L’émotion était à son comble dimanche à 13 h au Centre Les Rivières alors que le décompte était lancé et que les quatre premiers courageux allaient se faire raser les cheveux dans le cadre du 16e Défi têtes rasées Leucan de Trois-Rivières.

Dès les premiers coups de rasoir, les yeux des participants et des spectateurs se sont embués de larmes en raison de la forte symbolique que représente ce geste. C’est notamment le cas de Laurence Julien qui n’a pu contenir ses larmes en pensant à ce que signifiait ce moment pour elle. «Je l’ai fait pour la cause parce que le cancer touche tout le monde de près ou de loin. Mais surtout, je l’ai fait pour mon père qui a eu le cancer», confie-t-elle à sa sortie de la scène.

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Sit-in: les infirmières convoquées par la direction

TROIS-RIVIÈRES — Les infirmières à l’origine du sit-in tenu le 21 avril à l’urgence de l’hôpital de Trois-Rivières défileront mercredi devant des représentants de la direction de l’hôpital et du CIUSSS. Selon toute vraisemblance, elles sauront à ce moment si elles subiront des mesures disciplinaires de la part de l’employeur.

Deux rencontres réuniront ces infirmières, la direction des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du Centre de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec et la direction de l’urgence. Valérie Provencher, agente d’information au CIUSSS, confirme la tenue de ces rencontres, mais refuse de dévoiler la nature du message qui sera communiqué.

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Sit-in: aucune décision quant à des sanctions

Trois-Rivières — Trois jours après la tenue d’un autre sit-in à l’urgence de l’hôpital de Trois-Rivières, aucune décision n’a été prise par la partie patronale quant à l’imposition ou non de mesures disciplinaires.

La direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec est toujours à analyser ce qui s’est passé dans la nuit de vendredi à samedi. Lors du changement de quart de travail, trois infirmières étaient absentes pour la relève de nuit, dont deux étaient en vacances. Les infirmières arrivées pour ce quart ont refusé de commencer à travailler, estimant que l’absence de trois paires de bras représentait un risque pour les patients. L’équipe s’est mise au travail lorsque des infirmières du quart de soir ont obligatoirement étiré leur présence jusqu’à 6 h samedi.

Santé

Deuxième édition du Challenge du guerrier

TROIS-RIVIÈRES — Pour une deuxième année consécutive, le Complexe sportif Alphonse-Desjardins accueillait le Challenge du guerrier. Au profit de Leucan Mauricie-et-Centre-du-Québec, ce tournoi de dekhockey est organisé par les proches de Mathieu Basche, un jeune adolescent en rémission du cancer.

Ce tournoi amical quatre contre quatre regroupait près de 280 joueurs de la région, mais aussi de l’extérieur. Répartis dans 28 équipes, ces jeunes du hockey mineur ont amassé de l’argent pour Leucan. Une équipe de Montréal est même arrivée avec un chèque de 900 $, pour le plus grand bonheur des organisateurs. En tout, le Challenge du guerrier a réussi à récolter près de 10 500 $, ce qui est 2500 $ de plus que lors de la première édition.

Santé

Nouveau sit-in à l’urgence de l’hôpital de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Le manque de personnel est toujours un problème criant au Centre hospitalier universitaire régional de Trois-Rivières. Une fois de plus, des infirmières de l’urgence ont refusé de prendre leur quart de travail, car trois de leurs collègues étaient absentes. Un manque de planification des ressources humaines serait à l’origine de ce nouveau sit-in, dénonce le syndicat des infirmières.

Lorsque le quart de soir s’est terminé vendredi à minuit, l’équipe de nuit n’était pas complète. Trois infirmières étaient absentes, dont deux pour des vacances. Jugeant qu’il était trop risqué pour les patients de prendre la relève avec trois infirmières
de moins, leurs collègues ont décidé de refuser de travailler tant que leur équipe n’était pas complète. À ce moment, les infirmières du quart de soir ont dû
demeurer au travail jusqu’à 6 h samedi.

Plusieurs sit-in ont eu lieu ces derniers mois à l’hôpital de Trois-Rivières. Cela se produisait lorsque l’urgence était en surcapacité d’accueil. La situation était toutefois tout autre vendredi soir, estime la présidente du Syndicat des professionnels en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec. 

«C’était des absences prévues d’avance», dénonce Nathalie Perron, la présidente du syndicat. 

«Ce n’est pas deux filles qui sont tombées malades et que l’urgence est en surcapacité. Dans ces circonstances, on sait que la main-d’œuvre peut manquer. Mais là, il y a eu un problème au niveau de la gestion. [...]  Tout ça est déplorable, car les absences étaient connues.»

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Investissement de 458 150$ pour la santé

SHAWINIGAN — La Fondation de la SSS de l’Énergie a annoncé un investissement de 458 150 $ au sein de la région de l’Énergie au cours de l’année 2018.

Cette somme servira à financer l’achat d’appareils médicaux ainsi qu’à permettre la concrétisation de projets novateurs dans différents établissements, dont l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie, les centres d’hébergement Laflèche et Saint-Maurice, le Centre régional de santé mentale, l’Unité de médecine familiale de Shawinigan et même au sein de la Maison des Trois Colombes.

Santé

60 millions $ pour l'urgence de l'Hôpital du Centre-de-la-Mauricie

SHAWINIGAN — Promesse des libéraux au cours de la campagne électorale de 2014, le projet d’agrandissement et de réaménagement de l’urgence de l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie verra le jour au cours des prochaines années. Sa réalisation nécessitera un investissement total de 60 millions de dollars.

Malgré les conditions routières difficiles, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s’est déplacé à Shawinigan, lundi après-midi, pour confirmer que ce projet est maintenant inscrit au Plan québécois des infrastructures (PQI) comme projet à l’étude. La production du dossier d’opportunité peut donc être amorcée. Un montant de 1,525 million $ sera consacré à la réalisation de cette étape et de l’ensemble des études requises, un processus qui s’échelonnera jusqu’à l’automne 2019. 

Le ministre était accompagné pour l’occasion de la ministre du Tourisme et députée de Laviolette, Julie Boulet, et du député de Saint-Maurice, Pierre Giguère.

Cet important et très attendu projet consistera à ajouter une nouvelle aile d’une superficie totale de 5524 m2 et d’un réaménagement de 835 m2. Avec ces installations bonifiées, le personnel de l’urgence sera en mesure d’améliorer le cheminement de la clientèle ainsi que la qualité de sa prise en charge, de mieux définir les différentes zones selon le statut clinique des usagers et d’offrir un environnement plus convivial et confortable aux usagers.

Concrètement, les améliorations permettront de corriger des lacunes fonctionnelles dans la taille et la disposition de plusieurs secteurs de l’urgence afin de se conformer aux normes actuelles. Une zone d’évaluation rapide, des salles de bain supplémentaires, une aire de décontamination dans le garage des ambulances, un salon pour les familles, l’agrandissement de l’aire de choc, l’amélioration de l’organisation de la salle des civières – qui offrira plus d’intimité aux patients et plus de fonctionnalité au personnel soignant – et une unité d’hospitalisation brève feront notamment partie des améliorations.

Même si les élections s’en viennent à grands pas et que les analystes politiques s’entendent pour dire que les différents partis sont déjà en campagne électorale, le ministre Barrette martèle qu’il ne s’agit pas d’une annonce électoraliste et assure que l’hôpital shawiniganais aura une nouvelle urgence dans trois ou quatre ans. 

«En campagne électorale, on avait dit qu’on allait mener ce projet-là à bon port et c’est ce que nous avons fait aujourd’hui. De plus, [le projet] c’est inscrit au PQI. Conséquemment, il est provisionné. Et aujourd’hui, on dégage 1,5 million $ pour commencer à faire les travaux préparatoires. Et à partir du moment où la roue tourne, elle va tourner jusqu’à destination. Ce projet-là ne va pas arrêter. C’est impossible. Et la séquence que je vous décris à l’instant, c’est la même pour tous les projets que l’on a faits. [...] Ce qui est inscrit au PQI, ça ne peut pas arrêter. Il est coulé dans le béton du budget», insiste-t-il.

Le ministre de la Santé reconnaît par contre que la coupe du ruban n’est pas pour demain. En raison de son importance, il ne voit pas comment le projet pourrait être réalisé en moins de trois ans.

«Juste pour vous donner une idée, 6000 m2, si on mettait tout ça sur un même étage, c’est un terrain de football. C’est un gros bâtiment qui sera construit, alors ça prendra du temps pour faire les premiers concepts, les plans et devis et tout ça. On parle donc d’une mise en opération avec les premiers patients dans quatre ans et c’est tout à fait normal», explique le ministre.

Fait à noter, les 60 millions $ annoncés constituent un montant beaucoup plus élevé que celui qui avait été avancé lorsque le projet a fait surface pour la première fois, il y a déjà quelques années. Initialement, les élus croyaient qu’un investissement se chiffrant entre 10 et 15 millions de dollars allait être suffisant pour le mener à terme. Lors de la campagne électorale de 2014, les libéraux s’étaient engagés à y consacrer 34 millions $.

Pierre Giguère satisfait

L’actuel député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, se dit très satisfait que ce projet soit annoncé au cours de son mandat actuel, d’autant plus qu’il constituait l’une des seules promesses qu’il avait faites pendant sa campagne électorale. 

Rappelons qu’en raison du redécoupage électoral, la circonscription de Saint-Maurice disparaîtra à la fin du présent mandat. Le territoire qu’elle couvre sera réparti dans les circonscriptions limitrophes, dont celle de Laviolette, qui portera le nom de Laviolette – Saint-Maurice. Julie Boulet a été préférée à M. Giguère par le premier ministre Philippe Couillard pour y défendre les couleurs libérales.

Le député s’était engagé à donner son maximum pour ses concitoyens jusqu’à la fin du mandat lorsque son chef a annoncé son choix. Il laisse d’ailleurs sous-entendre qu’il est plutôt fier de ses récentes réalisations et il ajoute qu’il n’entend pas s’arrêter là, faisant référence à l’agrandissement de l’école de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. 

Par ailleurs, il n’hésite pas à qualifier d’exceptionnelle la visite du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, la semaine dernière. Il espère qu’une annonce positive soit faite avant l’été dans ce dossier.

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La superclinique de Trois-Rivières inaugurée

Trois-Rivières — Avec un objectif d’accueillir quelque 20 000 patients au cours de sa première année d’existence, la superclinique de Trois-Rivières aura, grâce à sa mission, un impact direct sur l’achalandage dans les urgences trifluviennes.

La superclinique du boulevard du Carmel a été inaugurée lundi, lors de son tout premier jour de fonctionnement. Quelque 20 professionnels de la santé, dont une quinzaine de médecins, composent l’équipe de la première superclinique de la région. Son mandat est d’offrir un meilleur accès aux soins de santé de première ligne.

«À Cloutier et au CHRTR, il y a 50 000 visites annuellement pour des P-4 et P-5 (cas d’otite, de brûlure mineure, d’infection urinaire). La superclinique en démarrage a l’objectif de 20 000 visites annuellement. Au fil du temps, d’ici deux ans, nous verrons à augmenter notre prestation de services à entre 25 000 et 30 000 visites annuellement. Ça vient réduire la pression», déclare le docteur Pierre Martin, chef adjoint du Groupe de médecine familiale (GMF) du Cap qui est l’administrateur de cette superclinique.

Environ 85 % de la population a un médecin de famille. Ce dernier demeure la première option pour accéder aux soins de santé, de même que les plages horaires du GMF pour le service sans rendez-vous. La superclinique s’occupera des gens orphelins de médecin.

«Il y a 19 500 personnes sans médecin de famille. La superclinique va faire toute une différence», estime Karine Lampron, directrice adjointe des services de soins ambulatoires de santé primaire et gestion des maladies chroniques au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

«C’est une journée importante pour les citoyens, déclare le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard. On parle d’un modèle novateur, mieux adapté à nos sociétés, qui permet un accès beaucoup plus rapide.»

Ce projet de superclinique a pris trois ans avant d’être réalisé. Il fallait aménager une bâtisse de 5500 pieds carrés avec tout ce que ça comporte comme exigences en disposition de bureaux de consultation, en pose d’équipements médicaux, en installation du réseau informatique, etc. Quelque 450 000 $ ont été investis.

«On peut dire: enfin! Ça fait longtemps qu’on en parle», raconte le docteur Pierre Martin, qui a insisté sur la nécessité de miser sur des médecins dévoués à la cause afin de couvrir les plages horaires de la superclinique qui seront de 8 h à 20 h, sept jours par semaine, dès le 30 avril.

«Le principal défi est la participation médicale. On impose aux finissants en médecine des heures de garde à la superclinique. C’est ce qui fait que c’est possible», ajoute la docteure Michèle Fournier, membre du GMF du Cap et une des responsables du projet de superclinique.

Sa collègue Janie St-Onge exprimait volontiers son enthousiasme lors de l’ouverture officielle de la superclinique. La docteure St-Onge s’est grandement impliquée dans ce projet qui évitera à bien du monde de patienter durant des heures dans une salle d’attente d’une urgence.

«À l’urgence, l’infirmière au triage pourra référer le patient au bon endroit. Le patient ne passera pas la nuit à l’urgence: il prend rendez-vous et se présente ici pour la consultation.»

Selon la docteure St-Onge, chaque médecin verra entre 26 et 35 patients par jour. À deux médecins par jour, c’est entre 52 et 70 personnes qui obtiendront quotidiennement une consultation médicale à l’extérieur des services d’urgence.

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Vaccins gelés à la Polyclinique du Cap

Trois-Rivières — Quelque 500 patients de la Polyclinique du Cap ont eu une mauvaise surprise il y a quelques jours en apprenant que leurs vaccins de désensibilisation aux allergies avaient pris le chemin des poubelles en raison d’un problème du système de réfrigération de cette clinique trifluvienne.

La clinique conserve gratuitement les bouteilles de désensibilisant dans un frigo pour accommoder les patients et s’assurer que le produit est conservé dans un environnement contrôlé. Mais la température a dramatiquement chuté dans l’unité de réfrigération, faisant geler les vaccins.

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De l’espoir pour les bébés prématurés

TROIS-RIVIÈRES — À sa naissance, Nicolas Lebel ne pesait que 1043 grammes. Petit et fragile, il était né trois mois plus tôt que prévu. Près de 25 ans plus tard, le jeune homme souhaite venir en aide aux bébés prématurés en lançant une campagne de sociofinancement au profil du Centre mère-enfant Soleil du CHU de Québec-Université Laval.

La date prévue de la naissance de Nicolas Lebel était le 6 mars 1994. Toutefois, la nature a voulu qu’il se pointe le bout du nez beaucoup plus rapidement, soit le 6 décembre de la même année que la dernière conquête de la Coupe Stanley par les Canadiens de Montréal en 1993. «On peut tous avoir un jour possiblement besoin des services du Centre mère-enfant», affirme le jeune homme de 24 ans originaire de Saint-Narcisse maintenant établi à Rivière-du-Loup. «Les soins aux bébés prématurés nécessitent beaucoup d’équipements. Par exemple, Québec fournit trois thermomètres par étage pour la néonatalogie, mais en vérité le personnel en aurait besoin de quinze. Et ça coûte cher, c’est 1200 $ du thermomètre.»