Un ancien membre de la Légion étrangère qui a gravi les échelons du groupe armé État islamique aurait participé aux attentats de Paris, en novembre 2015, et dirigé un groupe de 300 djihadistes, selon les États-Unis. 

Sans le cryptage, les attentats de Paris n'auraient «pas eu lieu»

Les attentats du 13 novembre en France n'auraient «pas eu lieu» sans l'utilisation d'outils de communications cryptées qui ont permis aux djihadistes d'échapper aux radars de la surveillance, a expliqué dans une interview publiée mercredi le patron de l'agence de renseignement américaine NSA.
Le directeur de l'Agence de sécurité nationale Michael Rogers a confirmé auprès de Yahoo News l'utilisation de technologies de cryptage dans l'organisation des attaques coordonnées revendiquées par le groupe État islamique qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés à Paris et à Saint-Denis.
Selon lui, «certaines des communications» des djihadistes «étaient cryptées», ce qui a empêché les renseignements de remonter leurs traces. «Clairement, si on avait su, Paris n'aurait pas eu lieu», a déploré Michael Rogers dans cette interview réalisée la semaine dernière.
La publication des propos du directeur de la NSA intervient mercredi en plein bras de fer aux États-Unis entre groupes technologiques, Apple en tête, et le gouvernement américain sur la protection des données stockées dans des téléphones réputés inviolables.
Le groupe à la pomme a balayé la demande «sans précédent» d'une juge américaine de donner accès à la police fédérale (FBI) au contenu crypté de l'iPhone d'un des auteurs de la tuerie de San Bernardino, qui avait fait 14 morts début décembre en Californie.
Michael Rogers a affirmé être en faveur du cryptage pour ce qui est de la sécurité sur internet, mais a fait part de ses réserves quant aux appareils qui ne peuvent pas être décryptés, même par des injonctions de justice ou des autorités.
«Est-ce que le cryptage rend vraiment plus difficile pour nous d'accomplir notre mission? Oui», a-t-il déploré.