Les exposants du salon Voyages et découvertes ont dû rassurer plusieurs voyageurs potentiels sur les risques entourant le coronavirus, en particulier en ce qui concerne les croisières.

Salon voyages et découvertes: le coronavirus préoccupe, mais ne dissuade pas

TROIS-RIVIÈRES — Malgré l’attrait des destinations soleil, surtout alors que l’hiver bat son plein, il est difficile pour les voyageurs de ne pas penser au coronavirus qui sévit en Chine. Cette préoccupation n’a toutefois pas dissuadé les personnes qui souhaitent changer d’air de visiter le salon Voyages et découvertes, dimanche, au Centre d’événements et de congrès interactifs de Trois-Rivières. Les exposants, en particulier ceux qui vendent des croisières, ont toutefois dû rassurer plusieurs voyageurs potentiels.

«Oui, les gens posent des questions, ils veulent être rassurés. On leur explique qu’il y a des mesures qui ont été prises pour s’assurer qu’ils ne soient pas exposés», assure Justin Bordeleau, vice-président de Voyages Arc-en-ciel, qui organise le salon.

M. Bordeleau précise par ailleurs que les inquiétudes du public au sujet du coronavirus n’ont pas eu d’impact sur les ventes de son agence de voyages, puisque la Chine n’est pas une destination privilégiée par les touristes québécois pendant l’hiver. «C’est plutôt une destination pour affaires. Il y a quelques années, beaucoup de gens voulaient aller en Chine, mais depuis, ça a beaucoup diminué», indique-t-il, en précisant également que les itinéraires des vols qui passent par l’Asie ont été modifiés pour réduire le risque de propagation du virus.

Les visiteurs du salon ont toutefois exprimé davantage d’inquiétudes aux exposants qui vendent des croisières. La visibilité médiatique de la mise en quarantaine du paquebot Diamond Princess, où les voyageurs ont été confinés à leur cabine depuis le 5 février, au large des côtes japonaises, a alimenté leurs questionnements. Les agences de voyages qui vendent des croisières ont toutefois revu leurs destinations elles aussi, certaines annulant les croisières en Asie, par mesure de précaution.

Somme toute, le spectre du coronavirus n’aura donc pas gâché cette nouvelle édition du salon Voyages et découvertes. Celle-ci s’annonçait d’ailleurs déjà prometteuse en fin d’avant-midi, selon M. Bordeleau. «Une centaine de personnes faisaient la file en attendant que le salon s’ouvre», se réjouit-il. En tout, 1800 personnes s’y sont présentées entre 10 h et 16 h 30. dimanche.

Alors qu’internet pourrait permettre, à priori, aux voyageurs de trouver le forfait de voyage à leur goût, fait sur mesure selon leurs besoins, le vice-président de Voyages Arc-en-ciel affirme qu’au contraire, le contact humain dans le choix d’une destination est de plus en plus recherché.

«Les gens vont consulter internet et arrivent avec des informations, mais ils veulent un accompagnement, des services plus personnalisés. Il y a des aspects dont internet ne tient pas compte, certains critères énoncés par le client. Alors on le sent, les gens reviennent vers l’agence de voyages. C’est d’ailleurs notre meilleure année en 40 ans», soutient-il.