La première conférence de presse du Salon du livre de Trois-Rivières 2020 a permis de rencontrer le président d’honneur de l’événement: le Trifluvien d’origine David Goudreault qui est ici en compagnie de la directrice générale du Salon, Julie Brosseau.
La première conférence de presse du Salon du livre de Trois-Rivières 2020 a permis de rencontrer le président d’honneur de l’événement: le Trifluvien d’origine David Goudreault qui est ici en compagnie de la directrice générale du Salon, Julie Brosseau.

Salon du livre de Trois-Rivières 2020: David Goudreault président d’honneur

François Houde
François Houde
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — L’hirondelle ne fait pas plus le printemps que le Salon du livre de Trois-Rivières mais c’est tout comme. Quand les premières bribes d’information sur la prochaine édition nous arrivent en février, il fait déjà plus beau. Ainsi, mercredi, la direction de l’événement a notamment annoncé que c’est le Trifluvien d’origine David Goudreault qui sera le président d’honneur de la 32e édition qui sera présentée du 26 au 29 mars au CECi de l’hôtel Delta Trois-Rivières.

Malgré son jeune âge, le choix du romancier, poète, slameur et chroniqueur semble couler de source. Parce que c’est un retour au bercail, parce qu’il est demeuré intimement lié à la ville qui l’a vu grandir, parce que son succès est constant et parce qu’il arrive avec un nouveau roman. Le poète a accepté l’honneur avec autant de modestie que de talent. «Je suis originaire de Trois-Rivières, a-t-il dit, et c’est ici que j’ai rêvé d’être écrivain, c’est ici que j’ai acheté mes premiers livres. C’est au Salon du livre que j’ai fait dédicacer mes premiers bouquins en rêvant, d’un jour, en dédicacer à mon tour. Peut-être même que dans ce monde que je me réinventais à 12, 15 ou 20 ans, je rêvais d’être président d’honneur. Qui sait si j’osais rêver à ce point-là?»


« «Je vous promets de faire rayonner cette édition au meilleur de mes capacités, de mettre tous les genres littéraires en valeur et d’énergiser les poètes, auteurs, autrices, essayistes, bédéistes et autres collègues pour qu’ils vivent un salon exceptionnel eux aussi. Qu’ils puissent aller au bout de leur poignet, qu’ils dédicacent à tout vent et que ce soit une édition mémorable. Le Salon du livre de Trois-Rivières est un lieu qui m’habite depuis longtemps et ce sera un honneur, à titre de président, d’habiter le Salon du livre de Trois-Rivières.» »
David Goudreault

Certains, parmi les plus sagaces, auront peut-être déniché, dans les propos du président d’honneur, le thème de l’édition 2020 du Salon du livre: réinventer le monde. Cette recréation sera possible grâce à l’apport de quelques invités d’honneur associés à différents genres littéraires. Ainsi, l’essai sera représenté par Laure Waridel, la poésie, par Zachary Richard, le récit, par la journaliste Rima Elkouri, la littérature jeunesse, par Rose-Line Brasset, le roman noir, par la Centricoise Maureen Martineau et l’illustration, par le bédéiste Philippe Girard. Pour ce qui est de l’écrivain en résidence, le choix des organisateurs s’est porté sur Ghislain Taschereau qui devrait donner une réjouissante touche d’humour aux textes originaux quotidiens qu’impose ce poste. Comme il est de tradition au SLTR, on souligne les mérites d’une maison d’édition en nommant un éditeur d’honneur. Cette année, c’est la maison Les 400 coups qu’on a choisie, elle qui célèbre ses 25 ans d’existence dans le créneau de la littérature jeunesse.

Derrière le thème de cette année se cache une préoccupation environnementale, soutient la directrice générale Jullie Brosseau. «On cherchait une manière de parler d’environnement. C’est évidemment très actuel et ça préoccupe énormément de gens, avec raison. Beaucoup de choses extrêmement intéressantes s’écrivent sur ce thème mais de notre côté, on voulait l’aborder de façon positive, à l’opposé de l’écoanxiété; pour nous, un Salon du livre, ça reste une grande fête. Également, on voulait trouver une façon de stimuler l’imaginaire, d’aller chercher tous les publics. Or, les rencontres, les échanges d’idées, les discussions, tout ce qui fait le Salon du livre, en somme, ça permet de réinventer le monde. Le thème n’est pas exclusif mais il va assurément teinter toute la programmation et je peux vous assurer qu’il est très stimulant pour toute l’équipe.»

Dans ce cadre, normal que l’organisation soit sensibilisée aux enjeux environnementaux au point de revoir leurs pratiques à tous les niveaux en collaboration notamment avec Environnement Mauricie. «En termes de contenu, poursuit la dg, on poursuit avec les rencontres d’auteurs, les conférences, les discussions, les tables rondes et la Fab à dessins qui marche particulièrement bien auprès des visiteurs. On va d’ailleurs multiplier le nombre d’illustrateurs qui vont se succéder à la table à dessin. Le poèmathon qui a charmé le public l’an dernier va aussi être de retour. Côté activités hors les murs, on ne peut donner de détails pour l’instant mais on va assurément continuer d’aller à la rencontre du public et d’habiter la région en entier avec le Salon.»

Le SLTR peut évidemment compter sur une programmation construite autour de plusieurs valeurs sûres. Ainsi, les animations scolaires prendront encore une grande place puisqu’on a jusqu’ici atteint un chiffre record de 5000 inscriptions mais comme le site est désormais particulièrement vaste, il reste encore des places disponibles pour le vendredi 27 mars.

Les billets d’admission pour le Salon sont d’ores et déjà disponibles sur son site web (www.sltr.qc.ca) pour récupération électronique ou par envoi postal, ce qui permettra aux détenteurs de se soustraire aux files d’attente à la billetterie physique du Salon. Le prix d’entrée pour une journée est de 5 $ et le passeport pour les 4 jours revient à 9 $. Les enfants de moins de 12 ans peuvent toujours entrer gratuitement. Les bracelets-passeports sont aussi disponibles en prévente dans les librairies L’Exèdre, Poirier, à Trois-Rivières et Shawinigan, ainsi que Coopsco (UQTR, cégep et collège Laflèche).