De gauche à droite, l’équipe de l’Appui Mauricie: Ouardia Boukerroui, chargée de communication et d’événement, Aurore Morbois, agente de communication et de développement, Marion Kuntzmann, chargée de communication et d’événement, et Florence Pauquay, directrice générale.

Salon des aidants et des aînés: une première expérience à Shawinigan

Shawinigan — L’Appui Mauricie organisait pour la toute première fois un Salon des aidants et des aînés à l’Espace Mauricie de Shawinigan, dimanche. C’était l’occasion pour les résidents plus âgés de la ville et ceux qui en prennent soin de découvrir les services et produits offerts dans la région pour leur simplifier la vie ou en améliorer la qualité.

Les astres semblaient bien s’aligner pour faire de ce premier salon shawiniganais une réussite. La soixantaine d’espaces réservés aux exposants se sont rapidement comblés et 670 visiteurs ont franchi le seuil de l’Espace Mauricie, soit presque autant qu’au premier Salon des aidants et des aînés organisé à Trois-Rivières, il y a quatre ans. Ce bon départ conforte Florence Pauquay, directrice générale de l’Appui Mauricie, dans sa perception qu’un tel événement manquait à Shawinigan. Selon ce qu’elle a observé, Shawinigan est très peu représentée parmi les visiteurs du Salon de Trois-Rivières.

«Dans nos statistiques, moins de 7 % des visiteurs viennent de Shawinigan, explique-t-elle. Alors on s’est dit que ce n’était pas normal de ne pas arriver à les rejoindre, d’autant plus que la population est encore plus vieillissante à Shawinigan qu’à Trois-Rivières.»

De gauche à droite, l’équipe de l’Appui Mauricie: Ouardia Boukerroui et Marion Kuntzmann, chargées de communication et d’événement, Florence Pauquay, directrice générale, et Aurore Morbois, agente de communication et de développement.

Les centres d’action bénévole de Grand-Mère et le Trait d’Union de Shawinigan l’ont aussi encouragée à mettre sur pied un salon shawiniganais. Celui-ci était d’ailleurs une occasion en or pour eux de faire connaître leurs services à la population, comme d’autres organismes communautaires.

Les exposants étaient regroupés en quatre volets: information, référence et droit; soutien à la personne; produits adaptés; et soins et services adaptés. Deux ateliers étaient présentés, l’un sur les directives médicales anticipées, soit le consentement aux soins en cas d’inaptitude, et l’autre sur la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées, donné par Carpe Diem: centre de ressources Alzheimer.

Les conférenciers vedettes du Salon des aidants et des aînés étaient l’animatrice de télévision Josée Boudreault, victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2016, puis d’un second en 2017, et de son conjoint, Louis-Philippe Rivard. Les deux conférenciers se voulaient porteurs d’un message positif, invitant à «rebondir après l’épreuve». Mais leur histoire est aussi révélatrice de la réalité des proches aidants qui ne se reconnaissent pas comme tels.

«Elle a vraiment besoin de soutien dans sa vie de tous les jours, mais Louis-Philippe ne se proclame pas comme proche aidant, explique Mme Pauquay. Mais il est là, subtilement, délicatement, et c’est ça aussi qu’on voulait mettre en valeur. Il faut valoriser ce rôle-là, parce que sans Louis-Philippe, pour Josée, ce serait vraiment difficile.»

L’Appui Mauricie a d’ailleurs du mal à rejoindre ces proches aidants qui s’ignorent, qui sont souvent plus jeunes et encore sur le marché du travail. «On a tout un travail d’adaptation des services à faire, puisque les services sont surtout axés sur les personnes âgées, donc des conférences en après-midi, les gens qui travaillent, ça ne leur convient pas. Ça va être des webinaires sur Facebook et d’autres styles de soutien psychosocial adaptés à leur besoin et là-dessus, on a encore un travail à faire», reconnaît Mme Pauquay.