La Garde côtière a réussi à se rendre jusqu’aux trois personnes en détresse sur le fleuve avec l’aéroglisseur et a ramené les malheureux sur la rive où pompiers et paramédics les ont pris en charge.

Sainte-Anne-de-la-Pérade: trois personnes sauvées du fleuve

Trois personnes à la dérive sur le fleuve Saint-Laurent ont été secourues samedi après-midi par la Garde côtière canadienne. Alors qu’ils se trouvaient sur la banquise à la hauteur de Sainte-Anne-de-la-Pérade, en Mauricie, la glace s’est brisée. Les hommes ont alors été emportés par le courant, se retrouvant à la dérive sur de la glace.

«On a eu un appel vers 13h30 nous signalant que sept personnes étaient sur la glace et qu’elle se serait détachée», a commenté le directeur général de la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade et porte-parole du service incendie, Jacques Taillefer. 

«Quatre personnes ont réussi à regagner la rive, mais les trois autres se sont mises à dériver», a-t-il expliqué. 

Micheline Brousseau, une résidente qui affirme avoir été témoin de la scène, a raconté avoir vu trois personnes circuler en motoneige lorsqu’un des engins a commencé à sombrer. Lorsqu’elle a constaté que les choses ne tournaient pas rond, elle a aussitôt contacté les services d’urgence.

La Garde côtière a réussi à se rendre jusqu’aux trois personnes en détresse sur le fleuve avec l’aéroglisseur pour les secourir. Des hélicoptères ont aussi été demandés pour assister les équipes de sauvetage déployées au sol.

Le déploiement des services d’urgence qui s’en est suivi était impressionnant. La Garde côtière a réussi à se rendre jusqu’aux trois personnes en détresse avec l’aéroglisseur pour les secourir. Ceux-ci avaient déjà parcouru plusieurs centaines de mètres. 

Les pompiers de Saint-Anne-de-la-Pérade, assistés de ceux de Portneuf, ont participé à l’opération de recherche et sauvetage.

Quatre hélicoptères, dont un de l’Aviation royale canadienne, un de la Sûreté du Québec et les deux autres de la Garde côtière, ont aussi été demandés pour assister les équipes de sauvetage déployées au sol. 

Seuls les hélicoptères de la Garde côtière étaient toutefois sur place lorsque les trois personnes ont été ramenées sur la terre ferme, vers 16h30. Dépêchés sur les lieux, les deux autres hélicoptères sont arrivés quelques minutes après le sauvetage. 

Selon la Sûreté du Québec, deux des trois rescapés ont été transportés au centre hospitalier par ambulance pour des symptômes d’hypothermie. Lorsqu’ils ont été amenés sur des brancards de l’aéroglisseur de la Garde côtière vers les ambulances, les deux personnes étaient conscientes. 

De son côté, le troisième homme marchait sur ses pieds. Selon des informations obtenues sur place, il semblerait que deux des trois personnes ont passé un bon moment dans les eaux glaciales du fleuve Saint-Laurent.

«Tout ce qu’on sait présentement, c’est que deux des personnes qui ont été récupérées sur la banquise, leurs signes vitaux étaient bons et elles ont été transportées à l’hôpital», s’est limité à dire M. Taillefer.

On ne connaît pour le moment que peu de détails sur les circonstances exactes de l’événement, ni si les malheureux étaient des pêcheurs ou des motoneigistes. En soirée, la Sûreté du Québec n’avait pas plus de détails à ce sujet. 

D’après un résident de Sainte-Anne-de-la-Pérade joint par Le Soleil, qui est un habitué de la pêche blanche, ces trois personnes auraient probablement «couru après le trouble» puisque la saison de la pêche est déjà sur le point de se terminer et que les températures près du point de congélation rendent les déplacements sur la banquise plus dangereux. 

Le mercure indiquait des températures de près de cinq degrés Celsius samedi après-midi. Précisons toutefois qu’il ne s’agissait pas de l’endroit où le village de pêche, très connu des touristes, est aménagé. D’ailleurs, la saison de pêche aux petits poissons des chenaux s’est terminée le 18 février dernier. 

Selon la Sûreté du Québec, deux des trois rescapés ont été transportés au centre hospitalier par ambulance pour des symptômes d’hypothermie.