Diane Aubut, mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade.

Sainte-Anne-de-la-Pérade change de cap pour les enregistrements pour les médias

Sainte-Anne-de-la-Pérade — La municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade permettra finalement aux médias de faire des enregistrements au cours des séances publiques du conseil. Les élus ont pris cette décision lors d’une récente réunion à huis clos. La décision sera entérinée par résolution à l’occasion de la rencontre régulière du conseil, en octobre.

La mairesse, Diane Aubut, assure que le conseil n’a jamais pensé que la décision d’interdire aux citoyens d’enregistrer les séances du conseil aurait un impact sur les médias. «En dix ans, on a eu des médias peut-être une seule fois», fait-elle valoir. «On aurait dû y penser», ajoute-t-elle en assurant que le tir sera corrigé.

Bien que les médias pourront faire leur travail, s’ils assistent aux réunions du conseil de Sainte-Anne-de-la-Pérade, le règlement, adopté en juillet, ne sera toutefois pas modifié en ce qui a trait aux citoyens, maintient Mme Aubut.

«Quel est l’objectif de filmer les rencontres du conseil?», plaide la mairesse. «Est-ce pour analyser chaque mot? Pour nous prendre en défaut?», se questionne-t-elle.

Mme Aubut fait valoir que les citoyens n’ont pas le droit de filmer comme ils veulent à l’Assemblée nationale et de même dans plusieurs municipalités du Québec, notamment pour des questions de décorum.

La mairesse assure que le conseil «n’a rien à cacher», mais craint que «des propos tenus au conseil soient utilisés hors contexte».

La municipalité va peut-être, dit-elle, examiner la possibilité d’une webdiffusion de ses assemblées, si telle est la décision du conseil. Mme Aubut prévient toutefois qu’une webdiffusion risque d’engendrer des coûts qui devront être assumés par les contribuables. Il faudrait donc que la population décide si elle souhaite oui ou non défrayer des dépenses soient investies pour diffuser les séances du conseil.

Rappelons que la décision d’interdire les enregistrements du conseil avait fait un tollé sur les médias sociaux.