La mairesse de Saint-Tite, Annie Pronovost.

Saint-Tite: la mairesse passe à l’action

Saint-Tite — La nouvelle mairesse de Saint-Tite n’est en poste que depuis quelques semaines, que déjà les projets se bousculent. Le premier mandat d’Annie Pronovost sera marqué par la construction de la nouvelle usine de filtration d’eau potable, par la réfection de l’aréna ainsi que par une consultation auprès de la population pour connaître ses priorités.

«L’eau à Saint-Tite ne sera plus jaune», promet la première mairesse de l’histoire de Saint-Tite. 

Ce n’est pas d’hier que la Ville de Saint-Tite travaille sur un projet de modernisation des installations d’eau potable. Comme le demande Québec, la première étape est de construire une nouvelle usine de traitement des eaux au lac Éric, la source d’eau potable de Saint-Tite. Uniquement pour 2018, le budget pour l’eau potable à Saint-Tite est de 13 millions $. Cela touche l’usine de filtration, mais aussi la réfection de bassin et autres équipements. 

«On doit commencer par la base. Et la base, c’est notre usine d’eau potable», soutient Mme Pronovost. «Le projet d’eau potable est sur la table depuis près de dix ans.»

Les dépenses liées à la modernisation du système d’eau potable ne seront toutefois pas supportées que par les résidents de Saint-Tite. 

La Ville va aussi de l’avant avec la source d’eau complémentaire dans le secteur de la Petite Mékinac. La mairesse assure toutefois que les résidents de ce secteur ne devraient pas voir le niveau de leurs puits diminuer drastiquement, comme c’est arrivé lors des périodes de tests. «Il y a deux maisons qui sont surtout concernées. On ne les laisse pas tomber», affirme Mme Pronovost. «Les puits ont diminué lors de tests menés sur une longue période avec un pompage excessif. Il y avait alors eu de bonnes variations. Ces résidents ont des instruments pour surveiller les puits et on les a à l’œil.» 

La mise aux normes du Sportium de Saint-Tite est aussi un des projets sur la table que compte bien réaliser la nouvelle mairesse. 


«On doit commencer par la base. Et la base, c’est notre usine d’eau potable.»
Annie Pronovost

Ce projet de 3,1 millions $ peut toutefois bénéficier d’une participation financière de Québec de 800 000 $. La mise aux normes de l’aréna permettra d’installer un système de réfrigération de nouvelle génération plus efficace et moins énergivore. «On va aller de l’avant avec ce beau projet», note la mairesse. 

«C’est un projet qui est emboîté avec celui de l’eau potable. On consomme individuellement près de 380 litres d’eau par jour. Et le système de refroidissement actuel de l’aréna consomme au-delà de 97 000 litres d’eau par jour. C’est impensable au niveau de l’environnement. Ce que nous avons actuellement, c’est désuet. Il faut vraiment faire quelque chose.» 

Les travaux de mise aux normes de l’aréna auront lieu en 2019. 

Annie Pronovost avait pris l’engagement lors de la campagne électorale de consulter la population pour connaître ses priorités. Elle entend bien honorer cette promesse au cours des prochains mois. «Je veux faire ce sondage avec les autres conseillers. Après les Fêtes, on va pouvoir s’asseoir et voir comment on prépare ça. On veut connaître les priorités de la population et ce qu’elle veut de leur ville», explique Annie Pronovost qui ne sait pas encore quelle forme cette consultation prendra précisément.

Les fonctions de mairesse de Saint-Tite ne sont pas les seules occupations d’Annie Pronovost. Elle occupe un poste d’infirmière, ce qui ne lui permet pas d’alléger ses tâches. «Comme infirmière, on peut augmenter notre disponibilité quand on veut, mais on ne peut pas la diminuer quand on veut», note-t-elle. 

Annie Pronovost doit donc poursuivre son travail d’infirmière à temps plein. Son poste lui demande de travailler sept soirs consécutifs, avant d’avoir un congé de sept jours. «Dans les sept soirs que je travaille, je viens au bureau de l’hôtel de ville le matin et un peu avant d’aller travailler. Lors de mes sept journées de congé, j’ai tout mon temps pour être à l’hôtel de ville. Et je n’ai plus d’enfants à la maison, ils sont grands, alors je peux être au bureau presque à temps plein», précise la mairesse de Saint-Tite.