Les élèves ont appris à faire certains bricolages et jeux d’autrefois.

Saint-Stanislas: l’école primaire fête ses 125 ans

Saint-Stanislas — La journée de vendredi a été marquée par un rallye historique organisé pour les élèves de l’école primaire Saint-Gabriel de Saint-Stanislas. Les enfants se sont également amusés à des jeux anciens, comme la fabrication d’objets en pâte de sel ou le ballon-balai. C’était en effet la journée du 125e anniversaire de leur établissement.

«En 1890, la commission scolaire du temps avait demandé au gouvernement de construire un collège et le gouvernement a répondu en 1892. Le collège a été construit en deux ans. Ça avait coûté 8000 $ de matériaux», raconte en souriant France Brûlé, qui, 125 ans plus tard, occupe la direction de cette école primaire remarquablement bien conservée.

L’édifice est situé au cœur même du village, près de l’église et de l’ancien couvent des Filles de Jésus, aujourd’hui devenu un centre médical. «Toutes les pierres du collège viennent de la côte Saint-Louis, ici à Saint-Stanislas. Elles ont été taillées là-bas et transportées ici», raconte-t-elle. Même chose pour l’ancien couvent, l’ancien presbytère devenu microbrasserie et l’église.

Le gymnase, lui, n’a que 35 ans d’existence et à son emplacement, il y avait autrefois une grotte dans laquelle se trouvait une Madone. Tout cela a été déménagé sur le terrain de l’église lors de la construction de cet ajout plus récent.

Pas moins de 197 élèves, dont 22 à 40 pensionnaires, évoluaient dans cet imposant édifice à trois étages. En comparaison, ils sont aujourd’hui 86.

Les derniers pensionnaires sont partis en 1975 en même temps que les derniers frères enseignants de Saint-Gabriel, qui auront laissé le nom de leur congrégation à l’établissement. Le frère directeur, lui, quittera ses fonctions en 1978.

Le décor extérieur de la plus ancienne bâtisse de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy était radicalement différent au début de son histoire. On y trouvait un poulailler ainsi qu’un vaste jardin pour nourrir les enfants. «Les pensionnaires jouaient au ballon-balai, allaient à la chasse à la perdrix et à la pêche dans le parc (de la Batiscan) et aux Chutes à Murphy», raconte la directrice. Mieux encore, l’école bénéficiait d’une plage donnant sur la rivière Batiscan où les élèves pouvaient aller se baigner. Une clôture empêche aujourd’hui les élèves de s’y rendre.

Lorsque le couvent des Filles de Jésus a fermé ses portes, vers la fin des années 1970, l’école Saint-Gabriel est devenue mixte, ajoute Mme Brûlé.

S’il n’y a plus de pensionnat, on y trouve maintenant un service de garde.

Si l’école a pris la peine d’organiser toutes sortes d’activités pour ce 125e anniversaire, «c’est qu’on veut leur montrer la chance qu’ils ont d’être dans une bâtisse comme ça», explique Mme Brûlé.

Par le biais du rallye historique, les enfants ont appris un peu d’histoire. Un employé municipal et une enseignante se sont déguisés en personnages historiques pour leur raconter la petite histoire de leur école. L’artiste Denis Massé, mieux connu pour son personnage d’Henri Godon, est venu animer les enfants avec des rigodons bien à lui.

Des photos, des plus anciennes aux plus récentes, ont été collées un peu partout dans l’école et les élèves devaient répondre à une série de questions en allant les parcourir. «Pour savoir où l’on s’en va, il faut savoir d’où l’on vient», plaide la directrice en espérant que dans 50 ans, ces enfants pourront dire avec fierté qu’ils ont fréquenté cette école bien spéciale.

L’édifice, qui est l’une des fiertés de Saint-Stanislas, a été très bien entretenu au fil du temps, assure Mme Brûlé.

La clôture du 125e anniversaire se déroulera le 19 décembre avec un spectacle historique monté par les élèves qui ressemblera à une fête du jour de l’An. En après-midi, la population sera invitée à visiter le collège et les photos anciennes qu’il contiendra.