Différentes municipalités de la région sont à la recherche d’un déneigeur en vue de la prochaine saison.
Différentes municipalités de la région sont à la recherche d’un déneigeur en vue de la prochaine saison.

Saint-Mathieu-du-Parc va déneiger ses rues

SAINT-MATHIEU-DU-PARC — La région a beau s’apprêter à vivre une deuxième canicule en quelques semaines, cela n’empêche pas les municipalités de discuter de déneigement en vue de la prochaine saison. Pendant que Sainte-Angèle-de-Prémont doit relancer un appel d’offres pour trouver un entrepreneur, Saint-Mathieu-du-Parc s’occupera elle-même de la tâche : la Municipalité investit quelque 200 000 $ pour acquérir des équipements qui lui permettront d’effectuer le travail en régie interne.

Peu de municipalités adoptent cette position en raison des investissements requis et de la nécessité de miser sur du personnel. Saint-Mathieu prend cette voie, car les coûts des dernières soumissions en matière de déneigement sont trop élevés.

«Même si on avait un contrat pour 2019-2020, on est allé en soumissions dès l’automne passé afin de voir si on allait faire face à une hausse des coûts. En 2019-2020, le coût était de 6474 $ le kilomètre. La seule soumission reçue était de 8500 $ plus taxe du kilomètre pour 2020-2021 et de 9000 $ plus taxes pour 2021-2022. C’est une hausse de 31 %. Le budget global de la Municipalité est autour de 2,4 millions. Pour nous, c’est énorme comme hausse», explique la mairesse, Josée Magny, qui estime que le déneigement effectué par la Municipalité coûtera entre 6500 $ et 7000 $ le kilomètre.

Josée Magny est la mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc.

Saint-Mathieu a alors mis sur pied un comité de travail pour analyser les besoins en machineries et en main-d’œuvre. Comme la Municipalité a déjà des équipements permettant de faire une partie du travail, elle a accepté d’investir dans l’achat d’un camion de 10 roues, d’un camion de six roues et d’une sableuse à fixer à une camionnette. Trois personnes seront embauchées pour ce service. En comptant les employés des travaux publics qui feront du déneigement, sept personnes seront affectées à cette tâche en 2020-2021.

«La main-d’œuvre était une de nos inquiétudes, admet Mme Magny. Mais on a rencontré Saint-Étienne-des-Grès qui fait le déneigement à l’interne, Saint-Alexis-des-Monts aussi. Il y a du potentiel pour trouver du monde. On est rendu là. On va contrôler nos coûts, on aura le temps de bien se préparer. On a pris la bonne décision. Il faut penser à la capacité de payer des contribuables.»

Saint-Mathieu aménagera son service de déneigement à l’arrière de la bâtisse municipale, ce qui implique le déplacement de l’écocentre vers le parc des Ancêtres.

Barbara Paillé est la mairesse de Sainte-Angèle-de-Prémont.

Deuxième appel d’offres pour Sainte-Angèle

De nombreuses municipalités ont été aux prises, l’an dernier, avec soit des hausses importantes des prix des soumissions pour du déneigement, soit avec l’absence de propositions. Sainte-Angèle-de-Prémont vient de lancer un deuxième appel d’offres en vue de la prochaine saison, le premier appel tenu en mai n’ayant rien donné.


« On n’a eu aucun soumissionnaire. C’est étonnant. Mais dans ces temps tellement tumultueux, plus rien ne m’étonne. Mon très grand espoir est d’avoir quelqu’un qui soumissionne. »
Barbara Paillé

Lors du premier appel d’offres, Sainte-Angèle-de-Prémont demandait des soumissions selon des termes d’un an, de trois ans et de cinq ans. Le nouvel appel d’offres de la Municipalité concerne un contrat pour la saison 2020-2021 assortie d’une année d’option, applicable à sa guise, pour 2021-2022.

Le maire de Saint-Justin, François Gagnon.

Plusieurs municipalités de la MRC ont vu leur contrat de déneigement prendre fin au printemps 2020. Saint-Justin a été plus chanceuse que Sainte-Angèle. La Municipalité dirigée par le maire François Gagnon a réussi à attirer deux entreprises à la suite de son appel d’offres et a arrêté son choix sur un entrepreneur de Saint-Édouard-de-Maskinongé pour un contrat de cinq ans.

«Le déneigement passe d’environ 135 000 $ par année à environ 175 000 $ avec une légère augmentation annuelle sur cinq ans, mais ce n’est rien de majeur. On se compte chanceux d’avoir trouvé un entrepreneur et d’avoir un contrat de cinq ans. Ça donne une certaine sécurité à la Municipalité à un tarif respectable. De plus, le prochain conseil aura une certaine quiétude à ce niveau», analyse le maire Gagnon.