Saint-Élie-de-Caxton lance sa saison touristique estivale, que la municipalité souhaite diversifier. Sur la photo: Robert Gauthier, maire de Saint-Élie-de-Caxton et Simon Allaire, député de Maskinongé.

Saint-Élie-de-Caxton souhaite diversifier son offre

SAINT-ÉLIE-CE-CAXTON — La municipalité de Saint-Élie-de-Caxton lance sa saison touristique en disant vouloir diversifier son offre, qui est centrée depuis une quinzaine d’années sur l’œuvre du conteur Fred Pellerin, originaire du village.

L’administration municipale souhaite mettre de l’avant le potentiel de tourisme culturel et de plein air de Saint-Élie-de-Caxton, notamment en mettant en valeur les 38 lacs du village.

Parmi les nouveautés de cette année figure l’exposition de sculptures géantes en métal recyclé, œuvres du sculpteur Yvon Gaussirand, de Saint-Jean-Port-Joli.

Un des objectifs de la municipalité est également de soutenir les artistes locaux à travers, entre autres, une nouvelle politique culturelle. «Fred Pellerin, c’est un artiste important pour nous, mais au-delà de Fred Pellerin il y a plein d’autres artistes et artisans», souligne le maire de Saint-Élie-de-Caxton, Robert Gauthier. L’élaboration de cette politique s’est d’ailleurs faite sans la collaboration du conteur.

Ce souhait de diversification survient après que les relations entre Fred Pellerin et la municipalité se soient détériorées au cours des derniers mois. En décembre dernier, on apprenait que l’administration municipale s’y était prise trop tard afin que Fred Pellerin soit la voix de la Féérie de Noël, qui a dû se faire sans le célèbre conteur. Puis, en avril, Fred Pellerin, visiblement attristé par les événements, a annoncé annuler un projet de salle de spectacles prévue dans son village natal.

Carrioles: en attente du décret

Pour ce qui est des fameuses carrioles, qui forment plus de 90 % des visites guidées à Saint-Élie-de-Caxton, la municipalité attend toujours la signature du décret du ministère des Transports. En décembre dernier, des citoyens avaient porté plainte en raison de la manière dont fonctionnent les carrioles, qui est techniquement illégale. C’est que ce type de véhicule peut circuler légalement sur la voie publique, mais seulement lorsque les rues sont fermées.

Lors de la saison estivale, les carrioles circulent sept jours sur sept à Saint-Élie-de-Caxton. La municipalité considère donc qu’il est impensable de fermer les rues du village durant tout ce temps. Elle a donc demandé une dérogation au gouvernement, qui se fait toujours attendre.

«C’est un décret qui est en train de se rédiger actuellement», confirme Simon Allaire, député de Maskinongé. Cette dérogation sera valide pour la prochaine saison touristique seulement, mais pourrait être renouvelée, affirme M. Allaire.

Les personnes qui avaient déjà réservé leur visite du village en carrioles pour l’été pourront tout de même profiter du service, et ce, même si le décret prend un certain délai avant d’être officialisé. Les routes du village seront donc fermées à une dizaine de reprises en juin pour les visites en carrioles qui étaient déjà prévues. Les coûts de ces opérations, qui sont évalués à environ 4000 $, seront divisés entre la municipalité et le gouvernement provincial.

«Il n’y a pas de crise»

Le président du syndicat qui représente les employés municipaux syndiqués de Saint-Élie-de-Caxton affirmait il y a quelques semaines qu’un climat de travail difficile régnait au coeur du village. Le maire Gauthier, de son côté, ne semble pas croire que la situation est telle. «Dans n’importe quel milieu de travail, il y a toujours des dynamiques d’êtres humains, il y en a qui s’aiment, d’autres qui ne s’aiment pas», commente M. Gauthier. «On n’est pas pire qu’ailleurs, on a des défis, des enjeux», dit-il.

Questionné à savoir si le climat de travail s’est amélioré depuis la sortie du président du conseil central du Cœur du Québec de la CSN, Paul Lavergne, le maire de Saint-Élie a affirmé que la situation était déjà tout à fait normale.

«Il n’y a pas de crise, il y a peut-être un président de syndicat qui sort une journée et qui dit qu’il y a une crise, mais c’est de la fiction», indique M. Gauthier. «De façon générale, je trouve que ça va bien», ajoute-t-il.