Le maire de Saint-Élie-de-Caxton, Robert Gauthier.

Saint-Élie-de-Caxton: «la balle est dans le camp du maire»

Saint-Élie-de-Caxton — Les relations de travail entre les employés syndiqués de la Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton et le maire de la localité Robert Gauthier sont très difficiles. Réunis en assemblée générale jeudi soir, la quinzaine de syndiqués affiliés à la CSN ont affirmé qu’il est temps de corriger la situation pour de bon soit en embauchant une firme externe qui analyserait le climat de travail dans cette municipalité ou que le maire accepte de participer à une médiation.

«Comme observateur externe, je constate qu’il y a un problème de relation de travail évident. Il y a eu des démissions, des arrêts de travail, des congés, des absences pour maladie prolongées et il y a plein de griefs qui ont été déposés», affirme Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec de la CSN.

«Il y a même de nouvelles choses qui sont ressorties à la fin de l’assemblée générale. Une personne a exprimé son malaise et à partir de ce qu’elle a exprimé, il y a encore des griefs à déposer dans le futur.»

Le président du Conseil central du Cœur du Québec affirme que la tension dans les relations de travail prend racine dans des paroles, des attitudes ou des modes de gestions inadéquats.

«Le problème majeur, c’est que le style de leadership du maire, Robert Gauthier, est de laisser faire», soutient M. Lavergne. «Chaque fois que le syndicat interpelle le maire sur une question, il dit à la face de tout le monde qu’il s’en occupe et six mois plus tard, il n’y a rien de fait.»

Le président du Conseil central du Cœur du Québec de la CSN, Paul Lavergne.

Cela contraint le syndicat, précise Paul Lavergne, à utiliser des voies plus officielles pour corriger des situations difficiles, comme en envoyant des lettres officielles ou des dépôts de griefs. «Il faut pousser le maire dans les câbles pour qu’il agisse. Je constate que les bottines ne suivent pas les babines. Le maire dit une chose, mais ne le fait pas», dénonce le président du Conseil central du Cœur du Québec.

La solution proposée par le syndicat des employés de la Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton est l’embauche d’une firme externe qui viendrait analyser le climat de travail. «Le maire nous a répondu qu’il avait déjà un expert à qui il avait fait appel. Mais on s’est rendu compte que cet expert n’est pas là pour le climat de travail. Il est là pour évaluer le bien-fondé d’un grief de harcèlement», mentionne Paul Lavergne. «Il joue sur différents tableaux, ça mêle les cartes, puis au final, on n’avance pas.»

Le syndicat a également appris que Québec allait mandater un médiateur pour qu’il se penche sur la situation de Saint-Élie-de-Caxton.

«Nous aimerions que ça fonctionne. On voudrait aller en médiation. Le maire prend beaucoup de temps à aller vers une firme pour analyser le climat de travail. On pourrait au moins aller en médiation pour essayer de trouver des voies de passage», précise Paul Lavergne qui invite le maire Gauthier à accepter lui aussi cette éventuelle médiation.

«La balle est dans le camp du maire. Si ça n’avance pas prochainement, on va devoir aller en grief au lieu de s’entendre à l’interne.»

Il nous a été impossible de s’entretenir avec le maire de Saint-Élie-de-Caxton jeudi soir. Ce dernier n’a pas retourné l’appel logé par Le Nouvelliste.